Le comité des négociations agricoles de l’OMC a, sous diverses formes, délibéré quelque 114 heures depuis que son président, Crawford Falconer, a présenté en juillet dernier un premier projet de compromis (de « modalités »), plus précisément depuis que les pourparlers ont repris le 3 septembre à Genève.
Au cours de cette période, M. Falconer a aussi fait circuler quatre documents de travail sur les subventions à l’exportation et autres questions liées à la concurrence à l’exportation. Du 3 au 11 janvier, il reprendra ses consultations avec 36 délégations représentatives des forces en présence, sur la base, éventuellement, de nouveaux documents de travail. Vers la fin du mois prochain, il élaborera et soumettra un projet de compromis révisé.
Indications géographiques : pas d’avancée
De leur côté, les négociateurs chargés du dossier des indications géographiques n’ont guère progressé. Lors de leur dernière réunion le 3 décembre, sous la présidence de Rufus Yerxa, directeur général adjoint de l’OMC, l’extension à d’autres produits du niveau élevé de protection des appellations accordé au secteur des vins et spiritueux a fait l’objet d’une proposition des « Amis des indications géographiques », dont font partie l’UE, la Guinée, l’Inde, la Jamaïque, le Kenya, le Kirghizstan, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, Madagascar, le Maroc, le Pakistan, le Sri Lanka, la Suisse, la Tanzanie, la Thaïlande et la Turquie, soutenus par la Barbade et la Chine.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Cette initiative s’est heurtée à l’opposition persistante de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, de l’Argentine, des Etats-Unis, de Taiwan, du Chili, du Costa Rica et de l’Afrique du Sud qui estiment que de tels sujets ne doivent pas faire partie de l’ordre du jour du cycle de Doha.