Les estimations du ministère de l’Agriculture au 1er septembre pour les productions de grandes cultures en France font apparaître une forte augmentation de la production céréalière cette année : 13 millions de tonnes de plus que l’an dernier.
Le Service central des enquêtes et études statistiques (Scees) du ministère de l’Agriculture estime la production céréalière française à 68 633 000 tonnes, contre 54 914 000 l’an dernier. La moisson de blé tendre serait supérieure de 28% à celle de l’an dernier et de 11% à la moyenne quinquennale, avec un rendement en hausse de 13 quintaux /hectare. Le rendement progresserait de 26 quintaux en Bourgogne, de plus de 20 quintaux en Lorraine et Champagne-Ardenne et de 16 quintaux en région Centre. Très bon score aussi en blé dur, avec une production en hausse de 43% par rapport à l’an dernier et de 33% par rapport à la moyenne quinquennale. La moisson d’orge gagnerait 12%, la hausse du rendement compensant « largement » la baisse des surfaces. À noter une progression des surfaces de triticale de 12% et du rendement de 11 quintaux /hectare. Même phénomène en seigle.
Bon redressement du maïs
« Le maïs-grain, le sorgho et le pois protéagineux devraient retrouver eux aussi des rendements globalement satisfaisants, avec des productions en hausse sur l’an dernier, mais pas par rapport à la période 1999-2003 », avance le Scees. La récolte de maïs-grain gagnerait plus de 25 % par rapport à 2003 mais sans dépasser la moyenne quinquennale. Avec 85 quintaux/hectare, le rendement progresserait de 14 quintaux/hectare, le gain pouvant monter à 20 quintaux en Midi-Pyrénées, Alsace et Rhône-Alpes.
La sole de pois protéagineux, en baisse, est compensée par un rendement moyen gagnant deux quintaux. La production augmenterait de 2%, mais resterait inférieure de 14% à la moyenne.
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La moisson de colza, en hausse de 17%, s’explique par une sole de +4%, mais surtout par un rendement qui atteindrait 35 quintaux /hectare (+ quatre quintaux), le meilleur résultat depuis 1997.
Quelques reculs à signaler : la récolte de tournesol perdrait 4% du fait d’un repli des superficies ; les arrachages de betteraves se tasseraient de 3%, le rendement n’augmentant pas assez pour compenser le retrait des surfaces. Le sorgho quant à lui voit sa moisson s’accroître, malgré une perte de ses surfaces de 21%, mais il resterait à 25% sous la moyenne quinquennale.