Pour le lait, la cause est entendue : la Commission européenne fera des propositions en juillet, sur la base des conclusions du groupe à haut niveau et d’un échange de vues des Vingt-sept. En revanche, les autres secteurs agricoles qui connaissent eux aussi la crise, des céréales à l’huile d’olive selon les professionnels, doivent-ils attendre la prochaine réforme de la Pac pour, éventuellement, bénéficier d’un soutien plus adapté ? L’idée de ne pas patienter jusqu’à la négociation sur l’après-2013 pour trouver des solutions, au moins un début de solution, fait son chemin. Dacian Ciolos, mis quelque peu sous pression au Parlement européen, vient d’assurer qu’une fois traité le dossier du lait, « nous tirerons aussi les enseignements pour d'autres secteurs agricoles dans lesquels nous devrons intervenir ». Mais, pour cela, il faudra que le processus de décision ne traîne pas en longueur, sinon, autant s’en tenir à l’échéance de 2014. L’ensemble de la Commission de Bruxelles devra faire preuve de bonne volonté, et il devra en être de même pour la majorité des Etats membres. Le Parlement européen, qui dispose aujourd’hui du pouvoir de codécision devra, de son côté, suivre le président de sa commission compétente. Paolo De Castro estime en effet que les agriculteurs « ne peuvent pas attendre la réforme à long terme de la Pac pour recevoir l’aide qui convient de l’UE ». Célérité et réflexion peuvent-elles faire bon ménage ?
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