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2019, année de la Chine pour St Hubert

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Le fabricant de corps gras et de desserts ultra-frais végétaux enverra dans les prochains mois ses premiers produits vers la Chine, le pays d’origine de son actionnaire Fosun. C’est la première fois que la PME de l’est de la France se tourne vers le grand export.

Le fabricant de corps gras et de desserts ultra-frais végétaux enverra dans les prochains mois ses premiers produits vers la Chine, le pays d’origine de son actionnaire Fosun. C’est la première fois que la PME de l’est de la France se tourne vers le grand export.

Depuis l’arrivée en 2017 de son actionnaire chinois Fosun, réuni dans un consortium avec Beijing Sanyuan Dairy, la conquête de la Chine fait partie des projets de St Hubert. « Notre lancement en Chine va avoir lieu cette année en commençant par y exporter nos produits depuis la France », annonce Patrick Cahuzac, président de St Hubert. Une filiale sur place va être créée à cet effet, sans le concours opérationnel des partenaires chinois sur le terrain. Patrick Cahuzac ne sait pas encore quels produits seront exportés, mais cela se fera sous la marque St Hubert.

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L’export est encore limité pour la PME, qui se présente comme « le leader français des matières grasses végétales ». 85 % des ventes se font en France, et 15 % sur le marché italien avec la marque Vallé, fabriquée dans la seule usine française de St Hubert, située à Ludres, près de Nancy. « Nous avons réalisé 130 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, et nous prévoyons une progression de 5 % cette année grâce à un marché favorable pour les produits végétaux », poursuit le président. La marque est présente sur les corps gras à tartiner, son métier d’origine, et s’est lancée sur les desserts végétaux ultra-frais, un marché très encombré actuellement. « Onze acteurs supplémentaires sont arrivés sur ce marché rien qu’en 2018, et le développement de l’offre est supérieur à la croissance du marché », relève Patrick Cahuzac. « Il y a trop d’acteurs sur ce marché », poursuit-il, prévoyant qu’ils seront « moins nombreux en 2019 qu’en 2018 ».

Les produits biologiques représentent aujourd’hui 5 % des ventes, mais progressent vite. St Hubert parie notamment sur l’ultra-frais bio, une niche dont il détient une part de marché de 36 % en grandes surfaces françaises. « On va se renforcer sur ces produits cette année », prévoit Patrick Cahuzac. Le bio est un axe de développement pour l’entreprise qui est ouverte à des acquisitions dans ce secteur. Celle-ci a approfondi sa politique RSE en obtenant en janvier le label PME + de la Feef (anciennement Entrepreneurs + engagés). Une démarche de progrès valable surtout pour l’interne, St Hubert ne prévoyant pas de faire connaître cette labellisation aux consommateurs en faisant figurer le logo sur les emballages.

E">St Hubert a obtenu le label PME+ en janvier