Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, a annoncé vouloir réajuster le plan d'aide à l'élevage, en raison des différentes crises. « Nous investissons 660 M€ à destination des éleveurs, notamment pour éradiquer le virus de grippe aviaire et préserver la filière avicole », indiquait le ministre en déplacement à Laval le 25 janvier. Une enveloppe déjà complétée de 290 M€ supplémentaires pour aider les éleveurs, dont 130 M€ directement affectés aux éleveurs de palmipèdes du Sud-Ouest a été annoncée le lendemain. Des indemnisations complémentaires, notamment pour les abattoirs, seront précisées ultérieurement. L'arrêté précisant le dispositif de sécurisation des élevages de canetons sera publié au Journal Officiel fin de semaine prochaine.
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Dans le but d'assainir la production de canard, des mesures d'éradication du virus seront mises en place pour que, dès le mois de juin, la production reprenne normalement. Un vide sanitaire d'environ un mois, imposé par l'Etat, doit commencer à partir du mois d'avril. Le plan d'aide prévoit ainsi de compenser la perte de revenus liée à ce vide sanitaire ainsi que des mesures de chômage partiel pour les abattoirs. Ce vide sanitaire concerne 18 départements au total et recouvre 70 % de la production nationale de palmipèdes. Un tiers de la production de foie gras du Sud-Ouest ne pourra pas être produit en 2016, ce qui risque d'engendrer une hausse des prix. Pour Stéphane Le Foll, l'agriculture s'en sortira par la valeur ajoutée et des organisations structurées. « Ce sont des partenariats gagnant-gagnant dont l'objectif est de satisfaire le marché français, comme celui de SNV et KFC, qui redonnent de l'espoir à la filière avicole. Responsabiliser les industriels et les distributeurs en contractualisant leurs partena-riats permet de mieux structurer la fi lière afin de chercher de la valeur ajoutée, poursuit-il. Il est important que chacun se prenne en main. On ne peut pas tout attendre de l'Etat ». Pour autant, le p.-d.g. de SNV, Gilles Huttepain, demande un appui de l'administration française afin de redonner espoir à la filière avicole et repasser sous la barre des 20 % d'importation de volaille. Il a fait des propositions en ce sens à Stéphane Le Foll. Son souhait : obtenir un soutien de l'administration française dans l'objectif de simplifier les démarches. « En Pologne, il faut 6 à 9 mois pour installer un éleveur quand il faut deux à trois ans en France, dit-il. Par ailleurs, les élus gestionnaires de collectivités et restaurations publiques doivent prôner la volaille fran-çaise. »