Selon une étude de l’agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) publiée le 30 mai, l’abattage d’un animal au dernier tiers de gestation concerne 3 % des vaches laitières abattues en Europe, 1,5 % des vaches allaitantes, 0,5 % des truies, 0,8 % des brebis et 0,2 % des chèvres.
Un panel scientifique de l’Efsa a également émis un avis sur la souffrance ressentie par les fœtus. Ils estiment qu’ils n’en ressentent pas durant les deux premiers tiers de la gestation, mettant en avant l’absence de certaines « structures neurologiques et anatomiques » durant cette période, rapporte un communiqué de l’Efsa.
Durant le dernier tiers de la gestion, ils estiment que le scénario « le plus probable » (probabilité de 66 à 99 %) est qu’ils ne la ressentent pas non plus, mettant en avant des « mécanismes qui inhibent la capacité d’éprouver de la douleur, de faibles niveaux d’oxygène dans l’organisme du fœtus et le fait que les fœtus sont en phase de sommeil pendant la majeure partie de la gestation ».
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Cet avis scientifique fait suite à une demande de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas et de la Suède. En France, l’association L214 avait dénoncé l’abattage de vaches gestantes le 3 novembre dernier en publiant sur internet des images tournées dans l’abattoir de Limoges.
La législation européenne interdit le transport des animaux « à compter de 90 % du terme de la gestation, ce qui équivaut à huit mois pour une vache », selon le ministère de l’Agriculture. « Le transport est interdit à partir de huit mois, ce qui empêche de fait d’avoir un abattage à partir de ce moment-là ».