D’après le bilan 2023 publié par la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes (préfecture), 479 bovins ont été victimes du loup en France l’année passée (+ 15 % par rapport à 2022), pour 335 dossiers d’indemnisation (+ 18 %). Des chiffres qui comprennent les cas pour lesquels l’origine des dommages reste « indéterminée », soit presque la moitié en bovins. Sur l’ensemble des animaux d’élevage, les bovins représentent 7,5 % des attaques en 2023 (contre 82,8 % pour les ovins). « En valeur absolue comme en valeur relative, les dommages du loup sur les bovins augmentent régulièrement depuis 13 ans », relèvent les pouvoirs publics dans leur note.
Même si 25 départements sont concernés, les attaques de loups sur bovins sont « surtout localisées dans les départements alpins et dans une moindre mesure en région Bourgogne-Franche-Comté ». Ces attaques « peuvent avoir lieu en altitude », mais elles « s’observent davantage en plaine et moyenne montagne ». En particulier, les cas de prédation ont explosé l’année dernière en Saône-et-Loire, important bassin bovin, avec 28 constats imputés à la prédation (+ 833 %), pour 34 victimes (multiplication par dix). En termes de saisonnalité, la période de mise à l’herbe (mai à octobre) apparaît logiquement comme la plus à risque.
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Au niveau national, les loups s’attaquent avant tout aux jeunes animaux, qui représentent deux tiers des victimes. « La période d’élevage des jeunes bovins est donc une période de sensibilité accrue, qui pourrait justifier un renforcement des mesures de réduction de vulnérabilité », préviennent les pouvoirs publics. « Il est fortement conseillé de diminuer l’exposition des bêtes les plus vulnérables (jeunes, périodes de mise-bas). »