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48 % des nappes au-dessus des normales, incertitude persistante

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Dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 14 décembre, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) rapporte une amélioration « notable » de l’état des nappes phréatiques réactives et « plus nuancée » de l’état des nappes inertielles. Au 1er décembre, 48 % des niveaux des nappes sont repassés au-dessus des normales mensuelles, dont 20 % sont même à des niveaux « très hauts », en raison des précipitations abondantes de fin octobre et de novembre. Les pluies ne sont toutefois pas tombées partout, et leur « effet bénéfique » n’a pas forcément été ressenti de la même manière selon que la nappe soit réactive aux précipitations ou inertielle, avec parfois un délai de deux à trois mois avant que l’eau ne s’infiltre en profondeur. La situation reste ainsi géographiquement « très contrastée ».

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Dans le détail, les niveaux des nappes réactives des deux tiers nord et du sud-ouest français sont « très favorables », quand ceux des nappes de la Corse, du pourtour méditerranéen, de la plaine de la Limagne, du couloir Rhône-Saône, du sud de l’Alsace et du Bassin parisien sont « sous les normales », précise le bulletin du BRGM. La prudence reste donc de mise pour 2024, et le BRGM recommande de préserver l’état des nappes, et de maintenir ainsi la continuité entre eaux souterraines et eaux superficielles, en limitant les prélèvements en eau. « Nous sommes certes très satisfaits que le début de la période de recharge des nappes soit excédentaire dans une large partie du territoire, mais il faudrait qu’il continue à bien pleuvoir pour garantir de bons niveaux pour l’an prochain », a indiqué Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, à l’AFP.

La situation reste géographiquement « très contrastée »