Après une réunion le 17 mai à Paris livrant les premières estimations de surfaces inondées, un plan d’aide devait être dévoilé le 24 mai. La profession réclamait 20 millions d’euros pour les sinistrés dans six départements.
Entre 50 et 70 000 hectares seraient endommagés par les récentes inondations dans le Nord-Est. C’est le chiffrage avancé par le président de la FRSEA de Champagne-Ardenne Joël Hospital, lors d’une réunion le 17 mai à Paris avec les acteurs professionnels et institutionnels de l’agriculture auboise. Un plan d’aide devait être présenté le 24 mai pour venir en aide aux éleveurs et cultivateurs touchés. Six départements seraient concernés, pour une superficie de 20 000 hectares en Côte d’Or, 10 à 20 000 hectares dans l’Aube, 10 000 hectares dans l’Yonne, 5 000 hectares à la fois dans la Marne, la Haute-Marne et la Seine-et-Marne. En Champagne-Ardenne, à savoir la moitié du total inondé, beaucoup de prairies seraient touchées, mais aussi de l’orge de printemps, de l’escourgeon, du colza, du maïs, du blé, et de moindres quantités de betterave, pommes de terre. Dans l’Aube, 5 à 7 % des surfaces agricoles du département seraient touchées. « Il s’agit, pour les cultures, soit de surfaces immergées plus de 48 heures, soit de parcelles non encore semées, a précisé Joël Hospital. Dans les deux cas, tout est perdu. Il faudrait trois à quatre semaines pour rentrer dans les zones inondées. À quoi bon semer du maïs début juin, dans l’espoir de récolter 3 tonnes/ha ? »
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