« Qualité de vie et organisation du travail en production laitière ». Tel a été le thème choisi par le Congrès des producteurs de lait européen (European Dairy Farmers) organisé en France à la fin juin. Une enquête menée auprès de 216 éleveurs européens adhérents à EDF montre qu’ils estiment la note globale de leur qualité de vie à 6,7/10. Cette estimation atteint 6,9/10 pour les éleveurs français. Globalement, plus de 65 % des sondés estiment que leur revenu est « suffisant pour leur assurer une bonne qualité de vie ».
Comment les agriculteurs adhérents au réseau EDF jugent-ils leur qualité de vie ? Comment organisent-ils leur travail et quelles seront les tendances futures ? Telles sont les trois questions auxquelles l’étude, présentée au congrès des « European Dairy Farmers (EDF) », propose de répondre. Pour les 216 interviewés, les facteurs les plus importants de qualité de vie sont le revenu pour 90 %, le temps libre (un peu moins de 90 %), la charge de travail pour 60 % et l’indépendance (légèrement au-dessus de 50 %). Pour plus de 65 % d’entre eux, leur revenu courant est jugé suffisant pour leur assurer une bonne qualité de vie.
Une qualité de vie bien notée
Toutefois, il existe de profondes disparités entre pays. Les pays dans lesquels les éleveurs s’estiment les plus satisfaits de leur revenu sont la Belgique (pour plus de 90%), le Luxembourg (pour 80%) et les Pays-Bas (plus de 70 %). La Pologne, le Danemark et l’Italie sont en queue de peloton. Au chapitre du temps libre, plus de 20 % des éleveurs sondés ont de 1 à 3 week-ends libres par an. Ils sont également 20 % à avoir 21 week-ends libres par an. Plus globalement, les éleveurs européens donnent une note globale à leur qualité de vie à hauteur de 6,7/10. La France atteint 6,9. Les Italiens se situent à 5,5 et les Allemands affichent 7,7.
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Les Espagnols particulièrement insatisfaits
L’explication de ces notes se retrouve aussi dans le curseur qui mesure la différence entre la situation actuelle et celle que les éleveurs souhaiteraient atteindre afin d’améliorer leur qualité de vie (WQL : the wish factor). Les éleveurs laitiers espagnols apparaissent particulièrement insatisfaits par rapport au nombre de week-ends dont ils bénéficient dans l’année. Ils sont suivis, dans une moindre mesure, par les Italiens, les Polonais et les Français. Même questionnement au niveau de la charge de travail : la majorité des éleveurs (plus de 60 %) travaillent entre 60 et 70 heures par semaine. Les éleveurs espagnols, italiens, danois, polonais, anglais et suédois sont les plus insatisfaits concernant la charge de travail.
La transmission est la priorité
Les priorités affichées par les éleveurs sondés pour les 5 prochaines années sont en premier lieu la transmission des exploitations, puis le temps de travail, la compétence, la taille de l’exploitation et le prix de vente du lait … Les investissements vont se concentrer sur les bâtiments d’élevage et les quotas laitiers. Très positifs, les éleveurs laitiers européens sondés jugent qu’ils ont un revenu suffisant et pensent qu’ils vont le conserver dans le futur.