Dans le rapport publié par la Commission européenne sur les questions de sécurité alimentaire, il apparaît que sur les 3 200 notifications transmises par l'intermédiaire du « Système d'alerte rapide européen sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux » (RASFF) en 2013, près de 85 % ont porté sur des denrées alimentaires. Certes le nombre total de notifications transmises a diminué de 9 % par rapport à 2012, mais le rapport note que d'autres défis nouveaux restent à relever parmi lesquels figurent notamment la vente de compléments alimentaires sur Internet, les épidémies d'origine alimentaire ou la contamination des aliments par des agents pathogènes jusqu'alors peu ou carrément inconnus.
LA Commission européenne a publié récemment le rapport sur le « système d'alerte rapide européen sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux » (RASFF) pour l'année 2013. Il apparaît que sur cette période, 3 205 notifications initiales ont été transmises via ce réseau au total, dont une large majorité (2 710 ou près de 85 %) a porté sur les denrées alimentaires, 272 (8,5 %) sur des aliments pour animaux et 223 (6,9 %) sur des matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires. Ces notifications ont été accompagnées d'un grand nombre de notifications complémentaires qui peuvent aboutir à une variété de mesures comme par exemple le rappel, le retrait, la saisie ou la destruction des produits alimentaires. Globalement, le nombre de notifications transmises via le RASFF en 2013 a diminué de 9 % par rapport à 2012. Parmi les principaux problèmes signalés, les auteurs du rapport mettent en exergue l'apparition de foyers de toxi infection alimentaire dus à la contamination de fraises et de mélanges de fruits rouges par le virus de l'hépatite A (dans des smoothies ou des gâteaux notamment), les effets indésirables de compléments alimentaires contenant des ingrédients potentiellement dangereux, la contamination de viandes par des E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) (1) et la présence de résidus de pesticides sur des produits végétaux.
UN RASFF EN CHANTIER CONTRE LES FRAUDES ALIMENTAIRES
« Plus que jamais, l'Europe est tributaire de son système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour garantir que les denrées alimentaires que nous consommons répondent aux normes de sécurité les plus élevées au monde », note le rapport 2013 de la Commission. Ce dernier montre que le RASFF, en plus de concourir à la sécurité des denrées alimentaires (ce qui est sa principale fonction), joue un rôle essentiel dans l'établissement de l'origine des produits et leur retrait du marché lorsque des fraudes alimentaires (ou autres) sont constatées. Le commissaire européen à la santé, Tonio Borg a déclaré à ce propos : « Le RASFF rend possible l'échange, dans un délai très court, d'informations ayant pour but la protection des consommateurs européens ; en ce sens, il est un outil indispensable pour faire face aux risques liés à la sécurité des denrées alimentaires en Europe. Ce système a donné toute sa mesure à l'occasion du scandale de la viande de cheval, en permettant l'identification de la source des denrées alimentaires frelatées et leur retrait du marché ». Selon lui, il s'agit d'un outil en ligne innovant qui diffuse à l'intention des consommateurs des informations sur les notifications de rappel de produits et les avertissements publics émis par les autorités sanitaires ou les opérateurs économiques de tous les pays de l'Union européenne. Selon le commissaire maltais, tout porte à croire que l'importance des échanges d'informations dans les affaires de fraudes alimentaires transfrontières, de plus en plus complexes, va aller en s'accroissant. Il a rappelé que la Commission est en train de mettre au point, sur le modèle du RASFF, un système informatique contre les fraudes alimentaires qui appuiera le travail du réseau européen contre la fraude alimentaire, récemment créé. Ce système informatique constituera « une plateforme de coopération administrative transfrontière par l'intermédiaire de laquelle les autorités nationales pourront échanger rapidement des informations sur toute activité trompeuse ou frauduleuse commise dans le secteur alimentaire, afin que ces agissements puissent être poursuivis au-delà de leurs frontières ».
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(1) Bactérie responsable des colites hémorragiques et d'épidémies de syndrome hémolytique et urémique.
Le RASFF, qui fête cette année ses 35 ans, est un réseau qui permet l'échange rapide d'informations entre les États membres et la Commission européenne lorsqu'un risque pour la santé publique est détecté dans la chaîne de production d'aliments destinés à la consommation humaine ou animale. Il regroupe les 28 Etats membres de l'UE, la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, la Norvège, le Liechtenstein, l'Islande et la Suisse.