D’après une enquête d’opinion menée par l’institut Ifop pour l’Association de la chimie du végétal (ACDV), 86 % des Français estiment qu’il est légitime que les pouvoirs publics soutiennent le développement des produits biosourcés, a révélé le 3 juillet l’ACDV, qui vient célébrer ses dix ans d’existence.
Une forte majorité (86 %) de sondés d’un échantillon représentatif de la population française estime légitime que les pouvoirs publics soutiennent le développement des produits biosourcés, a indiqué l’ACDV le 3 juillet. Les produits biosourcés sont devenus familiers, intégrés dans l’emballage, pour la détergence, la cosmétique, l’automobile, le bâtiment, les articles de sport, a rappelé François Monnet, président de l’ACDV, aux dix ans de l’association. Sans être experts, les citoyens voient la nécessité de soutenir ces nouvelles filières.
Quand la question se fait plus précise, une nette majorité de sondés reconnaît encore les avantages des produits biosourcés pour l’économie, les équilibres sociaux et les cycles écologiques. En effet, 76 % d’entre eux pensent que ces produits permettront la création d’emplois à haute valeur ajoutée. De plus, 79 % considèrent que le développement de la filière des bioproduits peut dynamiser des territoires fragilisés, notamment ruraux. Autre avantage reconnu : 76 % estiment que ces produits contribuent significativement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une majorité pour une fiscalité favorable aux produits biosourcés
Quand les questions entrent dans le fonctionnement des dispositifs, les sondés font des réponses moins affirmatives, mais encore majoritairement en faveur des politiques incitatives. Ils sont 62 % à préconiser une plus large information du public, et 59 % à soutenir l’idée d’une fiscalité plus favorable pour les produits biosourcés.
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À ce propos, Jean-Marc Callois, délégué ministériel aux entreprises agroalimentaires au ministère de l’Agriculture, a indiqué dans son discours que « les politiques publiques doivent prendre en compte les externalités positives de la bioéconomie pour donner une valeur à la biomasse ». Cela signifie que les fabricants de bioproduits doivent être rémunérés non seulement par la vente de leurs productions, mais aussi par les avantages sociaux et environnementaux qu’ils apportent.
Cette rémunération des bienfaits sociaux et environnementaux peut se faire par des soutiens ou par des aides fiscales. L’aspiration à produire propre est un courant fort. C’est elle qui a conduit à la création de l’ACDV, « lorsqu’agro-industriels et chimistes rêvaient de verdir la chimie », a rappelé Christophe Rupp-Dahlem, président d’honneur de l’ACDV.
Prendre en compte les avantages globaux de la bioéconomie pour donner une valeur à la biomasse