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Abattage : la loi sur le respect de l’animal débattue à l’Assemblée nationale

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Une dizaine d’associations dont L214, la Fondation Brigitte Bardot, l’OABA, le CIWF, 30 millions d’amis, etc. ont rappelé leur soutien quant à la vidéosurveillance en abattoir, notamment pour les postes de mise à mort, dans un communiqué du 10 janvier. En effet, le 12 janvier, une proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir a été examinée à l’Assemblée nationale, mais les discussions étaient toujours en cours au moment du bouclage du numéro d’Agra Presse. Le principe de vidéosurveillance avait été retoqué lors de l’examen de cette loi par la commission des affaires économiques quelques semaines plus tôt. Olivier Farloni, député à l’origine de la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs en avril 2016, avait donc déposé un amendement pour réintégrer la vidéosurveillance dans la loi. Les associations précisaient que « dans un courrier commun adressé à l’ensemble des députés, elles leur demandent de soutenir la proposition de loi “respect de l’animal à l’abattoir” et son amendement relatif au contrôle vidéo ». De son côté, la Confédération paysanne a rappelé son opposition à l’amendement sur la vidéosurveillance, la veille du débat, dans un communiqué de presse. Pour elle, la vidéosurveillance est plus « outil de pression psychologique pour les salariés des abattoirs », qu’« un outil de protection animale », prônant plutôt l’amélioration des conditions de travail des salariés et leur formation. Pour le syndicat, le texte de loi mis en débat pèche par « l’absence de moyens donnés au redéploiement d’outils d’abattage de proximité qui permettraient de protéger les animaux par la diminution des temps de transport et d’attente, de redonner de la dynamique aux territoires et de valoriser au mieux le métier des hommes et des femmes qui, de la ferme à l’abattoir, travaillent au quotidien avec les animaux ».

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