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Abattoir de Lampaul : l'appel des producteurs au gouvernement

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Aveltis, Triskalia, Porélia et Syproporcs, quatre coopératives porcines bretonnes demandent à l'Etat et aux élus de la région de faire tout leur possible pour convaincre le groupe Cecab d'accepter de voir l'abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère) redémarrer. L'outil a été fermé à l'automne, avec le feu vert du tribunal de commerce de Rennes. 889 emplois ont été supprimés. Le projet industriel de 7 ex-cadres de Gad SAS (nom de code : Lampaulagro) prévoit un niveau d'abattage de 9 500 porcs/semaine, de la découpe mais pas d'élaboration, et la création de 250 emplois. L'essentiel des porcs serait fourni par les quatre coopératives signataires de l'appel, véritables poids lourds de la production bretonne (6,5 millions des 13 millions de cochons produits dans l'année en Bretagne). Pour l'heure, Cecab reste silencieux malgré les nombreuses marques de soutien des partenaires économiques, institutionnels et des élus locaux au projet. Les porteurs ne sont pas plus avancés avec la mission d'audit du projet que l'Etat et la Région Bretagne ont pourtant inscrit dans le Pacte d'Avenir pour la Bretagne. Cette mission devait rendre ses conclusions fin avril. Les responsables professionnels veulent mettre l'Etat et la Région face à leurs responsabilités. Quelques indiscrétions sorties de la mission d'audit qualifient de « bon » le business-plan des porteurs de projet. « Qu'Arnaud Montebourg (ministre du Redressement Productif, NDLR) vienne, c'est un combat qu'il peut gagner », sourit Philippe Bizien, président d'Aveltis, par ailleurs président du comité régional porcin de Bretagne.

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