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Abattoirs : L214 engrange deux victoires judiciaires

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Dans des procès l’opposant aux abattoirs de Briec (Finistère) et de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), L214 a remporté deux décisions de justice favorables : l’une sur le fond et l’autre la relaxant de l’accusation d’atteinte à la vie privée.

Des peines de prison avec sursis et des amendes ont été requises le 18 mai à Quimper contre l’abattoir de truies SBA de Briec (Finistère) et quatre de ses salariés poursuivis pour « actes de cruauté » après la diffusion en 2021 d’une vidéo de l’association L214. Des peines de prison avec sursis comprises entre 6 et 8 mois et une amende de 500 euros ont été requises à l’encontre des prévenus dont un seul travaille toujours dans l’abattoir. Ils étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Quimper pour « sévices graves ou actes de cruauté » et « mauvais traitement » envers un animal.

Amende de 10 000 € pour l’abattoir de Briec

Une amende de 10 000 euros a été requise à l’encontre de l’abattoir, appartenant au groupe Les Mousquetaires (Intermarché) et représenté à l’audience par sa directrice. La société est poursuivie pour « mauvais traitements », ainsi qu’abattage dans des installations et avec des équipements non-conformes et « sans précaution » pour éviter aux animaux de souffrir. L’association abolitionniste L214 avait diffusé le 4 mai 2021 des images montrant notamment des truies poussées à coups de pied et d’aiguillon électrique, alors qu’elles se trainaient au sol. D’autres recevaient des coups d’aiguillon dans l’anus ou dans les yeux afin de les pousser à avancer plus vite.

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Dans une autre affaire, la cour d’appel de Pau a relaxé le 12 mai L214, qui avait été condamnée en première instance pour « complicité d’atteinte à la vie privée » après avoir dénoncé des maltraitances animales avec des vidéos clandestines où apparaissaient trois employés de l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques). Selon l’arrêt de la Cour d’appel, consulté par l’AFP, « les emplacements choisis par l’association L214 pour poser des caméras d’enregistrement montrent […] que celle-ci n’a cherché à capter que les gestes des opérateurs quand ils procédaient à l’abattage des animaux, et non l’intimité de la vie privée des ouvriers de l’abattoir ». L’association avait été condamnée en première instance en novembre 2019 à la suite de plaintes déposées par trois employés de l’abattoir. Après la diffusion des images de maltraitance en mars 2016, l’ancien directeur de l’établissement et quatre salariés avaient été condamnés, le 29 octobre 2018, à des amendes et à des peines de prison avec sursis.

Prison avec sursis et amendes pour des salariés de l’abattoir SBA