Un trafic de main-d'oeuvre organisé par une société travaillant pour l'industrie agroalimentaire et impliquant notamment plus de 350 Portugais et une cinquantaine de Maliens depuis deux ans, vient d’être mis à jour selon la section de la ligue des droits de l'Homme (LDH) du Maine-et-Loire. Selon la LDH, le GID (Groupement international de désossage), basé à Algrange (Moselle), qui met à la disposition d'abattoirs du personnel étranger, aurait fourni des travailleurs portugais et maliens aux abattoirs Aubret à Saint-Mars-les-Jailles (Loire-Atlantique), à une société de Saint-Macaire-en-Mauges (Maine-et-Loire), et à une autre près de Vannes (Morbihan). Trois enquêtes ont été ouvertes par les inspections du travail à Nantes, Angers et en Moselle mais aucune information judiciaire n'est ouverte pour l'instant. Sept Portugais et un Marocain (venu du Portugal) ont témoigné le 27 janvier des conditions de travail dans les abattoirs Aubret et ont porté plainte. Ils ont évoqué des conditions pénibles, des horaires pouvant aller de 5h00 à 21h00, parfois sous les coups et les insultes, avec un salaire nettement inférieur à ce qui leur avait été promis. Le 27 janvier, le GID n'avait pas réagi aux révélations de la LDH.
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