Le nombre de ruches et d’apiculteurs dans l’UE a augmenté au fil des ans, ce qui a entraîné une croissance de la production de miel de l’UE de 16 % entre 2014 et 2018, se félicite la Commission européenne suite à la publication le 17 décembre d’un rapport sur la mise en œuvre des programmes apicoles de l’UE. Avec 17,5 millions de ruches, gérées par 650 000 apiculteurs, l’UE a produit 280 000 tonnes de miel en 2018, ce qui en fait le deuxième producteur mondial de miel après la Chine (550 000 tonnes). Le rapport souligne toutefois que si l’on considère la rentabilité générale du secteur, « les prix moyens de l’UE n’ont pas changé, tandis que les coûts de production augmentent et les prix à l’importation diminuent ». Cela constitue « un problème pour le secteur et indique la nécessité de continuer à lui apporter un soutien, compte tenu de l’importance du rôle des abeilles pour l’environnement et l’agriculture ».
Les fonds de l’Union consacrés au secteur de l’apiculture sont passés de 36 millions € par an pour les programmes apicoles 2017-2019 à 40 millions par an pour les programmes 2020-2022. Des fonds n’ont pas été complètement utilisés, mais leur taux d’utilisation est élevé. En 2018, comme pour les années précédentes, deux mesures – assistance technique et lutte contre les agresseurs de la ruche – ont bénéficié de la majeure partie du financement disponible (près de 60 % pour les deux mesures combinées).
Réduire l’usage des pesticides
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Le Parlement européen a adopté, 18 décembre, une résolution soulignant les faiblesses de l’initiative proposée au mois de juin par la Commission européenne sur les pollinisateurs qui la rendent inadéquate pour traiter les principales causes du déclin de ces insectes en Europe (1). Les pollinisateurs étant indispensables à la biodiversité, l’agriculture et la reproduction de nombreuses plantes, les députés exhortent la Commission à présenter un programme d’action complet doté de ressources suffisantes. Ils insistent notamment sur la réduction de l’utilisation des pesticides qui doit devenir un élément clé de la future politique agricole commune. L’usage des pesticides devrait être un indicateur commun à prendre en compte dans l’évaluation des plans stratégiques nationaux de la future Pac. Les eurodéputés préconisent d’inclure dans la prochaine révision de la directive européenne relative à l’utilisation durable des pesticides des objectifs contraignants de réduction de l’usage des pesticides
(1) Voir n° 3720 du 09/12/2019