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Abeilles : l’Unaf déçue par le projet de réforme de l’évaluation de l’effet des phytos

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L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) s’est alarmée, le 29 novembre, de la nouvelle méthode d’évaluation de l’effet des produits phytosanitaires sur les abeilles, que doit soumettre prochainement la Commission européenne aux États membres de l’Union pour adoption. Pour l’organisation, cette proposition occulte « un pan des connaissances scientifiques ».
L’Unaf regrette en effet que la procédure proposée aux États membres ne prenne en compte que « des tests de toxicité aiguë », c’est-à-dire, les conséquences directes des phytos sur la santé des abeilles. Or, l’organisation rappelle que de nombreux effets « chroniques » (à long terme) et « sublétaux » (qui ne tuent pas directement, mais qui désorientent les abeilles, avec pour conséquence la mort) existent.
Elle critique également l’absence « d’évaluation sur les abeilles sauvages et les bourdons ». L’Unaf prône la prise en compte, par les États membres, de la méthode d’évaluation préconisée par l’Efsa en 2013, dans son document d’orientation. Ce document de 280 pages prend en effet en compte les effets sublétaux, chronique, et sur les abeilles sauvages.
Problème : une majorité d’États européens s’opposent à cette procédure, qu’ils jugent trop contraignante. Déjà, fin octobre, les États membres réunis en comité permanent avaient informé la Commission de leur « désaccord sur l’application de ce document. Seule une poignée d’États membres – dont la France – souhaite l’application de ce document d’orientation.
L’Unaf regrette un « choix politique de privilégier les pesticides au détriment des pollinisateurs », alors que « les apiculteurs français perdent chaque année 30 % de leurs colonies d’abeilles ». Elle appelle la France à « déployer les efforts nécessaires » pour peser dans le choix européen, lors du prochain comité permanent, qui doit avoir lieu entre 12 et le 13 décembre.

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La procédure proposée aux États membres ne prend en compte que « des tests de toxicité aiguë »