Abonné

Abelio lève des fonds pour étendre son outil d’aide à la décision à davantage de filières

- - 3 min
Grégoire Dupré, le fondateur d'Abelio Crédits : © abelio

Abelio, spécialiste de la surveillance des grandes cultures, vient de boucler une levée de 4 millions d’euros. Objectif : développer son offre à l’international et proposer son outil aux arboriculteurs et viticulteurs.

Après un premier financement de 350 000 € en 2020, Abelio franchit un cap en levant 4 millions d'euros en partie via la plateforme Sowefund et de nouveaux investisseurs. « Sowefund représente 250 000 euros de notre levée de fonds, le reste étant issu de fonds d'investissement, dont une partie reste pour l'heure confidentielle. Nos anciens investisseurs tels qu'Holnest et Eric Schaeffer nous ont à nouveau suivi. Et parmi les nouveaux, on peut citer notamment la coopérative ariégeoise CAPA », précise Grégoire Dupré, qui a fondé l’entreprise en 2018.

La start-up toulousaine propose une solution de surveillance des grandes cultures. À partir de différentes données agrégées sur une plateforme développée par la start-up utilisant l’intelligence artificielle, Abelio accompagne les céréaliers vers une agriculture de précision. « Nous proposons quatre services, explique Grégoire Dupré : l’optimisation de la fertilisation azotée, la gestion de l’irrigation, l’identification des maladies fongiques et la détection des adventices ».

Abelio s’appuie sur diverses sources de données. « Nous utilisons les données satellitaires, avec des images fournies tous les cinq jours par le programme européen Copernicus et quotidiennement par la constellation privée Planet. Nous agrégeons également les données météo fournies par Weather Measures et celles fournies par différents capteurs tels que ceux de Weenat ou de Sencrop. D’autres types de capteurs devraient bientôt être compatibles avec notre technologie ». La plateforme développée par Abelio s’alimente par ailleurs de données agronomiques qui peuvent être directement saisies par l’agriculteur. Enfin, la start-up a développé son propre capteur de données qui parcourt les parcelles par drone ou tracteur. « Nous avons conçu notre propre drone, dessiné pour optimiser le travail de notre capteur », explique Grégoire Dupré. Abelio travaille avec un réseau de trente pilotes, chacun disposant d’un drone fourni par la start-up, pour relever les données dans les parcelles. « Grâce à l’agrégation de toutes ces données, nous sommes capables de conseiller les agriculteurs en temps réel ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

levée de fonds
Suivi
Suivre

Attaquer le marché international

Avec le bouclage de cette nouvelle levée de fonds, Abelio qui compte pour l’heure 10 000 utilisateurs – soit une hausse de 100 % sur un an – souhaite accélérer son développement commercial en France et à l’étranger. La société, déjà active en France, en Belgique et au Canada vise de nouveaux marchés : « l’Espagne et l’Allemagne dans les prochains mois, puis le Maroc, la Roumanie et l’Italie dans les 15 à 24 prochains mois ».

Autre ambition pour Abelio : proposer de nouveaux services, « notamment sur la détection des insectes ravageurs » et s’adresser à de nouvelles filières. « Nous prévoyons de proposer une offre aux arboriculteurs et aux viticulteurs en 2025 », confie Grégoire Dupré. Pour atteindre ses objectifs, la start-up qui compte pour l’heure 20 collaborateurs, prévoit 10 à 15 recrutements dans l’année à venir. Hébergée au Village by CA à Toulouse, l’entreprise – qui devrait dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2023 – prépare son déménagement dans de nouveaux locaux, toujours à Toulouse, « avant la fin de l’année ».