Les élections syndicales sont passées : voici le temps de la réflexion et bientôt l’heure des propositions. Il ne faut pas traîner en la matière, compte tenu des échéances : nouvelle présidence de la France (2007), bilan de santé de la Pac (2008), changements budgétaires de l’UE (2013), réforme laitière (2015).
Mais s’il ne faut pas traîner, c’est aussi parce que notre entourage économique et politique accélère le pas : Britanniques et Italiens travaillent déjà sur la simplification de la Pac telle que la voudrait la Commission européenne ; à l’OMC, Peter Mandelson tente de hâter le pas vers un accord ; sur le front des OGM, Monsanto et BASF viennent de s’associer pour investir plus d’un milliard d’euros dans les biotechnologies ; pour les biocarburants, on l’a vu, Brésiliens et Américains nouent des accords techniques et politiques, etc.
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Autant d’évolutions qui devraient inciter les Français à plus d’audace que par le passé s’ils ne veulent pas rater les trains de l’économie agricole qui passent vite. Le congrès de la FNSEA doit plancher, entre autres, sur l’organisation et le pouvoir économique des producteurs. Ce thème aurait pu à lui seul constituer toute la matière d’un congrès. Les questions sont tellement nombreuses ! Que peut-on mettre en place pour exporter sans l’aide des subventions européennes ? Quelles assurances faut-il créer pour réduire les risques climatiques voire de revenu ? Quels outils mettre en place pour investir en aval et sécuriser les débouchés ? Quels regroupements faut-il réaliser pour faire pièce à la puissance des distributeurs, ainsi qu’à celle des compagnies pétrolières, puisque l’on prétend produire des biocarburants ? De toutes ces questions, et d’autres, dépend en grande partie l’avenir des agriculteurs. Qui a les réponses ?