Bien que les accords commerciaux présentent un impact cumulé positif sur l’agriculture européenne, les États membres appellent tout de même la Commission européenne à produire plus régulièrement des études d’impact économique qui prennent en compte à la fois des facteurs conjoncturels et structurels.
Alors que la Commission européenne avait présenté fin janvier les résultats de l’étude sur « l’impact économique cumulé des accords commerciaux sur l’agriculture de l’UE » menée par le Centre commun de recherche (CCR) (1), la plupart des États membres ont appelé, à l’occasion du Conseil des ministres de l’Agriculture du 26 avril, la Commission européenne à réaliser ce travail d’analyse plus fréquemment et systématiquement tout en prenant mieux en compte les facteurs conjoncturels, tels que la pandémie de Covid 19, et les spécificités sectorielles de chaque région de l’UE. Les délégations hongroise et roumaine ont ainsi demandé à Bruxelles de mener un meilleur suivi des secteurs sensibles tels que le sucre, la volaille ou encore le miel. La Belgique, de son côté, a souligné qu’« il était crucial d’être plus vigilant sur l’impact réel des accords commerciaux tout en s’assurant de la présence de conditions de marché équitables ». De son côté, le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski a indiqué aux Vingt-sept que les résultats montraient « un impact cumulé positif sur la balance commerciale agroalimentaire ». Toutefois, il a également précisé que l’étude confirmait « la vulnérabilité de secteurs agricoles face à la hausse des importations suite à un accès accru au marché ».
Progrès des négociations commerciales en cours
Concernant les négociations en cours, le commissaire a notamment indiqué que « l’UE souhaiterait voir des progrès supplémentaires réalisés par l’Australie dans le domaine des indications géographiques avant de s’engager davantage sur l’accès au marché ». Et avec la Nouvelle-Zélande, « nous attendons de voir des progrès concernant l’annexe sur les indications géographiques et les vins et spiritueux ». Le 11e cycle de pourparlers est provisoirement prévu pour la seconde partie du mois de juin 2021. Lors du dernier cycle de discussions avec l’Indonésie (début mars), aucune opposition n’a été reçue contre des noms d’indications géographiques européennes. Le prochain cycle est provisoirement prévu pour juillet 2021.
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Dans le cas de l’accord UE-Mercosur, le commissaire Wojciechowski a une nouvelle fois assuré qu’ « il s’agit d’un accord très bon et équilibré pour l’intérêt général de l’UE ». Il a précisé que « le processus de révision juridique se poursuit et sera suivi de la traduction de l’accord avant que la Commission ne soit en mesure de présenter une proposition au Conseil et au Parlement européen ». Il a aussi indiqué que l’exécutif européen s’évertuait à obtenir des garanties solides concernant les engagements environnementaux pris par les pays du Mercosur. Concernant l’accord avec le Mexique conclu le 28 avril 2020, il assure que le texte sera bientôt présenté au Conseil pour approbation.