Dix-sept pays développés se sont mis d’accord, le 1er juillet à Montréal, sur une réduction de 20 % en 2006 de leurs quotas annuels d’utilisation du bromure de méthyle, un pesticide agricole nuisible à la couche d’ozone employé par leurs agriculteurs, a annoncé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Le protocole de Montréal sur la préservation de la couche d’ozone prévoit la fin de l’utilisation du bromure de méthyle au 1er janvier 2005, moyennant la possibilité de dérogations temporaires. Douze pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Royaume Uni), plus l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et Israël, avaient ainsi demandé et obtenu des délais supplémentaires pour trouver des produits de remplacement. Ils ont été finalement autorisés à utiliser un total de 1 3014 tonnes de bromure de méthyle en 2006 contre 16 050 tonnes en 2005, soit une réduction de près de 20 %. À eux seuls, les Etats-Unis, le plus gros utilisateur, ont obtenu un quota de 6897 tonnes pour 2006.
Plusieurs pays ont aussi demandé un quota supplémentaire totalisant 269 tonnes pour 2006, pour lequel une décision finale sera prise à la prochaine réunion des parties au protocole de Montréal, du 12 au 16 décembre prochain à Dakar.
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Le bromure de méthyle est utilisé dans la désinsectisation des céréales et des emballages en bois qui transitent d’un continent à l’autre, pour éviter la propagation des insectes nuisibles. Après un pic à 18 140 tonnes, son utilisation dans les pays développés a diminué à 11 958 tonnes en 2003. La date butoir pour sa disparition complète a été fixée à 2015.