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La Conférence ministérielle de l’OMC tenue à Bali s’est achevée le 7 décembre 2013, un jour plus tard que prévu et au terme de cinq journées laborieuses de négociations. Elles aboutissent à accord sur un ensemble de questions destiné à simplifier le commerce, à offrir aux pays en développement davantage d’options pour assurer la sécurité alimentaire, à stimuler les échanges des pays les moins avancés et, plus généralement, à favoriser le développement. Cet ensemble de mesures a minima, surnommé un « Doha light », concerne trois volets : l'agriculture avec un engagement de réduction des subventions à l'export, l'aide au développement avec une exemption accrue des droits de douane aux produits provenant des pays les moins avancés et la « facilitation des échanges », qui ambitionne de réduire la bureaucratie aux frontières. L'OMC a évalué à 1 000 milliards de dollars la richesse que « le paquet de Bali » permettra de créer, avec à la clef des millions d'emplois. « Pour la première fois de son histoire, l'OMC a vraiment tenu ses promesses », a lancé peu après le directeur général de l'organisation, le Brésilien Roberto Azevedo. « Nous avons remis le mot mondial dans l'Organisation mondiale du commerce. L'accord de Bali, le premier depuis la création de l'OMC en 1995, est un pas important vers la réalisation du vaste programme de libéralisation des échanges commerciaux lancé en 2001 dans la capitale du Qatar, Doha, mais resté jusqu'à présent lettre morte ».
De son côté, le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, y a vu « un résultat positif pour les exportateurs agroalimentaires de l’UE ». Le Copa-Cogeca (représentant les agriculteurs et coopératives agricoles européens) salue le « mini paquet commercial » accordé à Bali, soulignant « son engagement envers le processus commercial multilatéral qui fait ainsi des progrès après des années d’impasse ».
FoodDrinkEurope, qui représente les industries alimentaires européennes, nous indique « accueillir avec satisfaction cet accord… qui envoie un signal positif montrant que l’OMC peut agir pour la libéralisation du commerce ». FoodDrinkEurope demeure un « ardent défenseur d’un système commercial basé sur des règles assurant un juste équilibre multilatéral fournissant un terrain de jeu identique pour tous les pays ». FDE invite les États membres de l’OMC à poursuivre les négociations sur les points encore en suspens du Doha Round en prenant en compte le nouveau contexte économique mondial.
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