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Accord UE-Mercosur vu du Mercosur : « Le bœuf est devenu un fantasme en Europe »

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Le projet d’accord de libre-échange UE-Mercosur a été repoussé par les négociateurs européens réunis à Buenos Aires le 13 décembre. Pourtant, Gustavo Idígoras, ancien ambassadeur argentin auprès de l’UE, jugeait audacieuse et généreuse l’offre de dernière minute des Sud-Américains. « Nous avons concédé la libéralisation des échanges non pas de 74 % des biens et services sur notre marché, mais de 90 %. La balle s’est retrouvée dans le camp des Européens, qui nous ont dit qu’ils n’avaient pas de mandat pour céder à nos demandes : de notre part (celle des Argentins, ndlr), un quota de 350 000 t de bœuf réfrigéré de premier choix et détaxé au lieu du contingent de 70 000 t proposé par Bruxelles, dont la moitié congelée, et taxées à 10 % ; de la part des Brésiliens, un contingent d’exportation d’éthanol bien plus important que celui actuellement offert. « L’éthanol est un sujet stratégique et provoque un blocage. Quant au bœuf, c’est devenu un fantasme en Europe, résultat des lobbys agricoles français et irlandais », a-t-il dit.

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La volonté du président argentin, Mauricio Macri, n’a pas suffi à faire aboutir un tel accord. « La négociation a réellement commencé il y a trois mois, et cette fois davantage entre membres du secteur privé qu’entre chancelleries », note Gustavo Idígoras, positif quant aux chances d’aboutir. Dès le 21 janvier prochain, les négociateurs des pays du Mercosur se retrouveront à Brasilia pour engager la poursuite des pourparlers. », informe-t-il.