Une vingtaine de « faucheurs volontaires » ont mené le 21 juillet une action symbolique sur le site de Dijon Céréales à Longvic (Côte-d'Or) pour dénoncer l'utilisation d'une semence de colza rendue tolérante à un herbicide.
VERS 08h 30, les militants se sont présentés sur le site de la coopérative. « Notre première démarche est d'alerter l'opinion et les agriculteurs » sur cette semence de colza qui « devrait être marquée OGM », a déclaré Fabien Houyez, membre du collectif des « faucheurs volontaires » de l'Yonne. Les manifestants ont ensuite pu visiter la plateforme, où aucune semence incriminée n'a été trouvée, a-t-il précisé. Le colza Clearfield, promu par la firme américaine Monsanto et par le groupe allemand BASF, a été « manipulé génétiquement », d'après les militants. Lors d'une précédente action mi-juin, ils avaient détruit des parcelles sur le site du Cetiom (centre technique des oléagineux) à Ox (Haute-Garonne).
« Impasses techniques » face aux adventicesDans un communiqué, Dijon Céréales précise que « le colza Clearfield n'est pas un OGM : il n'est pas issu de l'introduction d'un gène extérieur au colza mais d'une technique de sélection dite par mutagénèse qui utilise les mutations naturelles des plantes ». Et de rappeler les propos tenus par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll le 30 juillet 2013 sur RTL : « Il n'y a pas d'OGM cachés : ce sont des mutations de gènes sans qu'il y ait de gènes rapportés ».
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Dijon Céréales affirme mener une « évaluation » du colza Clearfield sur une « cinquantaine » d'hectares, la semence n'étant « pas en diffusion large », selon le directeur de la communication Didier Quintard. Cette variété tolérante aux herbicides vise à « répondre à des problématiques bien particulières, à savoir le développement des adventices difficiles voire impossibles à contrôler avec les moyens de lutte actuels, explique la coopérative. Ces impasses techniques auraient fini par avoir pour conséquence de limiter la culture du colza. » Les produits obtenus sont « clairement identifiés » dans le cadre d'une filière tracée, ajoute-t-elle.