Abonné

Syndicats Adepale confirme sa lancée

- - 4 min

Une organisation professionnelle doit maintenant démontrer son influence et son efficacité au meilleur coût pour ses « clients », les entreprises. C’est dans cet esprit et aussi pour ouvrir des perspectives de moyen terme pour chacune que s’est tenue la Convention d’Adepale le 25 mai.

La deuxième Convention d’Adepale, l’association des entreprises de produits alimentaires élaborés, réunie la semaine dernière sous la présidence de Frédérick Bouisset, a confirmé les orientations que celui-ci avait définies au début de son mandat. En particulier sur son projet central qui consiste à rendre ce regroupement de syndicats professionnels plus efficace et moins onéreux.

Grâce à un parterre deux fois plus nombreux que l’an dernier, la Convention a aussi sensibilisé les adhérents aux deux thèmes majeurs qui préoccupent les entreprises, la mondialisation et le programme nutrition santé du gouvernement.

210 entreprises

Regroupant des métiers aussi divers que l’appertisé, le traiteur, le saumon, le surimi ou les fruits pour l’industrie, l’association représente au total 210 entreprises totalisant un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros. Un montant qui a grossi de quelque 10 % grâce à l’évolution des marchés mais surtout à une meilleure représentativité.

Sur cette lancée, l’Adepale veut rendre plus de services et à moindre coût à ses « clients », les entreprises adhérentes. Une démarche de certification Iso des services d’Adepale a été entamée – ce sera une première dans les organisations professionnelles agroalimentaires – et devrait aboutir d’ici la fin de l’année, a assuré son président. Dans la foulée une charte de gouvernance précisera les rôles respectifs des permanents et des élus dans les processus de négociation et de décision.

Le risque majeur en période de concentration des entreprises et de pression croissante sur les marges est de voir chuter les cotisations. Le président d’Adepale refuse ce scénario parce que, bien qu’aux commandes d’un groupe important (Fleury Michon), il sait quelle est l’attente des plus petites PME.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pact'Alim
Suivi
Suivre
entreprises
Suivi
Suivre

La seule parade, et c’est le projet d’Adepale, est dans la croissance, c’est-à-dire le recrutement de nouveaux adhérents (une quinzaine cette année), qui améliore d’autant la représentativité des syndicats et permet de modérer les cotisations.

Pragmatisme

Frédérick Bouisset a souligné le pragmatisme à l’œuvre dans la défense des intérêts de chaque profession : d’où des travaux communs avec le Syndicat des surgelés ou la Fédération de la charcuterie, ou même Alliance 7, la réédition de la Journée annuelle du traiteur, bien sûr ouverte aux acheteurs, l’entrée dans l’équipe de permanents d’une spécialiste marketing, l’envoi d’une délégation auprès du député Luc Chatel pour défendre le concept de seuil de revente à perte dans le dossier industrie-commerce,…

Les travaux des différentes commissions se sont poursuivis : celle sur la logistique a été réactivée pour se pencher sur les contrats de transport avec la distribution et sur les solutions Trace One, celle (nouvelle) sur l’environnement a étudié les gaz à effets de serre avec le centre technique de la conserve, la Fédération de la charcuterie et le Syndicat des surgelés, celle sur le développement durable a mis sur pied un groupe de 8 entreprises pilotes qui ont passé une convention avec l’Ademe, l’Afnor et le CTCPA, sans oublier le comité de prévention des crises qui a pu riposter aux accusations portées contre le saumon d’élevage, ni la commission sociale qui a notamment actualisé la convention collective.

Des dossiers plus sectoriels n’ont pas manqué non plus : taxe CTIFL, taxe d’abattage, maïs thaïlandais, normes du Codex, accès à la ressource pour le surimi et le saumon, contentieux UE/USA, … sur lesquels l’organisation ne cessera de se battre encore.