En pleine crise de la Covid-19, Advini a fait preuve de résilience en 2020 avec un recul de 6 % de son chiffre d’affaires à périmètre et change constants, à 248 millions d’euros. Le groupe qui se déclare prêt à saisir toutes les opportunités de croissance externe, en Europe et à l’international, prévoit à l’horizon 2023 un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.
Advini a fait mieux que le marché en 2020, « grâce à la diversité des marchés et des réseaux de distribution et des origines et catégories de vins », a déclaré Antoine Leccia, président du directoire, lors de la présentation des comptes en visioconférence le 8 avril. Le leader français des vins de terroirs avec plus de 2 000 hectares de vignobles a annoncé un chiffre d’affaires de 248 M€ sur son dernier exercice, en repli de 7,1 % (-6 % à périmètre et change constants) par rapport à 2019. Sur le seul marché français, l’activité d’Advini a reculé de 4,2 %, contre -15 % pour le marché. À l’export, le groupe affiche une baisse de 10 %. « Les taxes Trump depuis novembre, ajoutées à la concurrence des vins australiens en Chine ont accéléré l’effet Covid », a souligné Antoine Leccia. Des contre-performances compensées par la bonne tenue des marchés scandinaves (+4 %), canadien (+15 %) et du retail en général, notamment au Royaume-Uni (+14 %) et en France (+5,7 %). Le contexte a également favorisé les ventes de vin en bag-in-box (+15 %), « générant toutefois des marges beaucoup plus faibles que celles des vins de nos maisons de vins et vignobles sur les réseaux valorisés », explique encore Advini. L’Ebitda courant recule de 7,6 % à 17 M€, mais la marge reste stable à 6,8 %. Une bonne résistance de l’Ebitda qui tient notamment compte d’une réduction des coûts, qui a représenté une économie de 10,1 M€ sur l’exercice. De son côté, le résultat net est négatif à hauteur de 4,1 M€, après prise en compte d’une dépréciation de stocks et créances d’un total de 4 M€, dont 2,3 M€ liés à la défaillance d’un client sur le marché chinois, contre lequel une procédure de recouvrement est actuellement en cours. La société ne prévoit pas de verser de dividende au titre de cet exercice.
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Advini, dont la dette nette reste stable à 148,5 M€ au 31 décembre 2020 (contre 144,5 M€ un an plus tôt), compte bien poursuivre ses acquisitions. « Nous avons les moyens d’une croissance externe raisonnable », a confirmé Antoine Leccia lors de la réunion, « pourquoi pas en Afrique du Sud », où le groupe est déjà présent avec 200 hectares de vignes, « mais aussi plus globalement en Europe, en Italie ou en Espagne par exemple, dans des régions qui peuvent être de bonnes sources de croissance et plutôt des marques et du business que des actifs lourds. Une croissance externe réalisée avec prudence et avec une exigence de retour sur investissement et de rentabilité ». Ce dernier, par ailleurs « intimement convaincu que l’année écoulée nous a renforcés sur nos fondamentaux et que nous en sortirons bien meilleurs », espère une amélioration des résultats dans le courant de l’année 2021. Et à l’horizon 2023, dans le cadre de son plan Orbis, Advini prévoit d’atteindre un chiffre de 300 M€ (hors croissance externe), grâce à une croissance à l’international et à la valorisation de ses terroirs, avec une marge d’Ebitda supérieure à 9 %.