À l’issue des Rencontres de la transparence, le 13 mars, la ministre déléguée au Commerce, Olivia Grégoire, a annoncé vouloir aboutir à « un cahier des charges ainsi qu’un logo » au plus tard en mai pour lancer d’ici l’été une expérimentation sur l’affichage de l’origine des ingrédients des produits alimentaires transformés. La ministre avait convié des acteurs de la grande distribution, de l’industrie, des associations de consommateurs, ainsi que le Collectif En Vérité, qui a mis au point une proposition de logo. Les parties prenantes se sont accordées sur le nom de la démarche : « Origine-Info ». La construction du cahier des charges se fera « à plusieurs mains », indique Olivia Grégoire, avec une consultation des consommateurs dans le choix du logo. « Je serai attentive aux détails », assure la ministre, qui cite notamment « l’emplacement du logo » et « le périmètre des produits concernés ». À l’instar du Nutri-score, les industriels seront libres de l’afficher ou non.
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La France souhaite proposer cette démarche dans le cadre de la modification de la réglementation européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (Inco). Dans un communiqué, la Coopération agricole déclare qu’elle sera « attentive à la mise en place d’un cahier des charges pragmatique et simple, facilement utilisable pour les coopératives agricoles françaises ». Elle soutiendra la possibilité d’un affichage dématérialisé, sous forme de QR code, par exemple. Cette solution aura le mérite d’être « flexible pour les produits dépendant de la saisonnalité et vulnérables aux aléas climatiques ». La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) alerte, quant à elle, sur la présence de lait d’origine « Union européenne » dans beaucoup de produits laitiers, notamment chez les marques nationales en restauration hors domicile. Elle se félicite de l’initiative de la ministre et rappelle qu’un logo « lait collecté et transformé en France » est à la disposition des industriels.