L’heure est aux derniers ajustements pour « Origine-Info ». Bercy « peaufine » son dispositif d’affichage simplifié de l’origine qui sera progressivement adopté par les entreprises volontaires « à partir de cet été », indique l’entourage de la ministre déléguée en charge de la Consommation, Olivia Grégoire. Un cahier des charges et un logo, longuement débattus entre les parties prenantes, doivent encore être arrêtés. Le lancement du dispositif ne nécessitera pas de décret, car la démarche est volontaire, précise Bercy. De plus, contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps, il n’y aura pas de phase d’expérimentation. Olivia Grégoire a déclaré mi-avril que « plus d’une quarantaine de marques très connues » ont accepté d’afficher « dès cet été » le logo validé par le ministère.
En parallèle, les députés ont adopté un amendement visant à mettre en place un affichage simplifié de l’origine des produits alimentaires lors de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA), le 17 mai. Il s’agit que le consommateur puisse « faire jouer clairement la préférence nationale », a soutenu dans son amendement Richard Ramos (Démocrate) malgré les avis défavorables de la commission et du gouvernement. Le texte propose une méthodologie d’affichage sous forme de dispositif graphique avec : le pays de provenance le plus représenté, la part des matières premières issues de l’UE, celle non-UE et la possibilité d’indiquer la part d’origine nationale ; le pays de fabrication ou de transformation finale. Prévu au 1er janvier 2025, ce dispositif est « construit et mis en œuvre avec les parties prenantes économiques et associatives ».
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Marc Fesneau lui a opposé la démarche volontaire portée par Olivia Grégoire. « Pour contraindre […], il n’y a que le règlement européen », a déclaré le ministre en ajoutant que le sujet est « sur la table » du prochain conseil européen. L’amendement Ramos a reçu les soutiens de députés de la Nupes, LR et Liot.