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Affichage environnemental : des députés recommandent de ne pas « se précipiter »

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Dans leur rapport sur l’application de la loi Climat, présenté le 11 janvier, les députés Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM, Ille-et-Villaine) et Sylvain Carrière (Hérault, LFI) invitent le gouvernement à « ne pas précipiter le calendrier » pour mettre en œuvre l’affichage environnemental dans le secteur alimentaire. Alors que la loi Climat, promulguée en 2021, prévoyait d’accorder cinq ans pour aboutir à un dispositif obligatoire, les parlementaires encouragent à utiliser les trois années et demie restantes afin « d’aboutir à un dispositif efficace et partagé ». « ll existe des controverses au niveau français et européen sur les méthodes de calcul des outils », rappelle Sylvain Carrière, estimant que « l’analyse en cycle de vie n’est pas conforme aux politiques publiques ».

Parmi les failles selon lui, l’ACV ne prend pas en compte « les pesticides, la biodiversité et le bien-être animal », et « l’agriculture conventionnelle obtient de meilleurs scores de l’agriculture biologique ». Afin de faciliter les comparaisons en intra-catégorie, soit entre deux produits identiques avec des cahiers des charges de production différents, « je recommande à l’Ademe de soumettre à l’ensemble des parties prenantes d’ici la fin 2023 une base de calcul uniformisée et transparente », complète Laurence Maillart-Méhaignerie.

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Fin octobre, à l’issue d’une réunion avec les associations de consommateurs et de protection de l’environnement, la secrétaire d’État chargée de l’écologie Bérangère Couillard avait annoncé sur Twitter qu’une « grande consultation publique » serait lancée en novembre concernant l’affichage environnemental, en vue d’aboutir à « un cadre juridique » d’ici fin 2023. Lancée en juillet 2021, une mission du CGAAER sur les scores alimentaires devait rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année.

« ll existe des controverses au niveau français et européen »