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Agco présente une feuille de route sans diesel à horizon 2050

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À l’occasion des rencontres de l’agroéquipement le 30 mai à Ancenis en Loire-Atlantique, Stéphane Lampérière, directeur adjoint recherche et développement du site Agco de Beauvais, a présenté la feuille de route du tractoriste pour sortir du diesel à horizon 2050. Parmi les technologies qui devraient tirer leur épingle du jeu, il cite notamment les carburants alternatifs type HVO pour lequel les nouveaux moteurs Core Agco sont déjà compatibles, mais aussi le biogaz, l’éthanol et le méthanole qui devraient à terme également être compatibles avec ces moteurs sans modification majeure. À horizon 2050, les carburants HVO ou l’éthanol resteront indispensables pour les grosses puissances. Selon Stéphane Lampérière, les autres technologies ne seront pas adaptées à ce type de machine. « Pour une autonomie équivalente à 600 l de gasoil, il faudrait une batterie de 10 t », illustre-t-il.

Selon le directeur adjoint R & D, les technologies qui connaîtront un fort développement dans les années à venir sont les moteurs électriques et hybrides. Les premiers cités concerneront les puissances de moins de 130 chevaux. L’arrivée sur le marché de tracteurs connectés, déjà 75 000 livrés par Agco, devrait permettre de mieux cibler les besoins en puissance et en autonomie par région et type d’activité. Cependant pour le constructeur, la démocratisation des moteurs électriques reste suspendue au développement de pré-requis technologiques tel que des composants électriques robustes et adaptés à l’activité agricole et des infrastructures électriques adaptées.

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L’hydrogène, qui sera à l’avenir également compatible avec les moteurs Core, fait également partie des sources d’énergie citée par Stéphane Lampérière pour remplacer le gasoil. Tout comme le biogaz, l’hydrogène devrait concerner les moyennes puissances. « En hydrogène, il n’y aura pas d’infrastructure suffisante pour faire tourner des machines avant 2040 », avertit cependant Stéphane Lampérière.

« En hydrogène, pas d’infrastructure suffisante avant 2040 »