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Agreego optimise l’utilisation des drones en agriculture

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Agreego utilise des drônes spécialisés multitâches. Crédits : © DJI-Agras/Pixabay

La start-up du Grand Est Agreego met sa flotte de drones à disposition des adhérents des coopératives agricoles et viticoles pour des tâches spécialisées allant du biocontrôle à la détection d’adventices. 

Agreego propose des services par drones aux agriculteurs. Aidée par son algorithme d’IA et par le machine learning, la start-up intervient en grandes cultures pour faire « du largage de biocontrôle, notamment au trichogramme sur les maïs, des semis de couvert végétal avant moisson et de la détection d’adventices pour réduire la quantité de produit utilisée grâce à des traitements ciblés », explique son fondateur et dirigeant Maxime Brivois. Sur les vignes, la technologie de la start-up sert à faire « l’inventaire de pieds morts ou manquants, de l’arpentage et de déterminer l’indice de végétation, c’est-à-dire la vigueur foliaire, le stress hydrique… »   

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La clé de l'offre d'Agreego est son Cloud, fruit du « développement avec des agriculteurs et viticulteurs », glisse Maxime Brivois. « Nous avons nos propres programmeurs informatique, nous pouvons ainsi nous adapter aux besoins des coopératives. Pour intervenir sur une parcelle, Agreego fait appel à des prestataires extérieurs munis de leurs propres drones. « Nous avons 78 pilotes dans toute l’Europe, dont 15 en France », note Maxime Brivois. Son entreprise leur fournit l’accès à sa plateforme le temps de la prestation. 

Grâce à l’optimisation des parcours des drones, ils peuvent par exemple couvrir « une moyenne de 130 hectares par jour pour le largage de biocontrôle, ce qui est énorme », note le dirigeant. « Nous avons tout l’itinéraire du drone, nous pouvons dire exactement où ils passent, connaître la quantité de produit largué ou semé, et obtenir des rapports de mission détaillés. L’IA nous sert à accélérer le process de nos interventions. » 

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Vers un renforcement en viticulture 

Aujourd’hui, Agreego intervient auprès des agriculteurs d’une cinquantaine de coopératives, en France, mais aussi en Bulgarie, en Autriche, en Espagne, en Italie, en Pologne et en Croatie

Pour l’avenir, Maxime Brivois entend créer une filiale dédiée à son activité en viticulture et aux besoins spécifiques des producteurs. Son équipe travaille en ce moment sur le développement d’un outil pour la détection de maladies de la vigne. Le dirigeant fondateur envisage aussi une levée de fonds en 2026 pour soutenir le développement de l’activité viticulture en France, mais aussi en Europe et à l’international et notamment en Amérique du Sud. Il compte pour cela sur le soutien de l’incubateur Bernard Magrez, qu’il a rejoint fin 2024. 

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