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Coopération Agrial se renforce dans l’agroalimentaire pour faire face aux aléas

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La prise de participation dans Délicelait, ou la création d’une joint-venture avec Senoble, a permis à la coopérative Agrial de se développer sur la transformation. C’est le message diffusé par les administrateurs de l’entreprise lors de son assemblée générale à Caen le 22 juin. L’objectif étant, dans le lait, de préparer l’après-quotas, et, pour les autres productions, de mieux faire face aux aléas économiques en intégrant la valorisation.

«Notre périmètre s’agrandit », a déclaré Gilbert Herpe, ancien président de la coopérative Agrial, à l’occasion de son assemblée générale le 22 juin à Caen. Il a depuis passé la main à Arnaud Degoulet. Le territoire de la coopérative s’étend désormais, du nord au sud, de la Manche à l’Indre-et-Loire, et, de l’est à l’ouest, de l’Orne à l’Ille-et-Vilaine. « Au cours de l’exercice 2011, le groupe a vu son organisation évoluer avec la création d’une branche lait qui prendra de l’ampleur en 2012 », a souligné Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial. Le chiffre d’affaires de la coopérative a progressé de 20% sur l’exercice 2011 à 2,71 milliards d’euros. « Cette progression est pour moitié liée à une croissance organique et pour une autre à la croissance externe notamment au travers de la fusion avec la coopérative Elle et Vire », a expliqué Ludovic Spiers. Le résultat net de la coopérative progresse en 2011 à 38,4 millions d’euros, contre 34,4 M€ en 2010.

Préparer l’après-quotas laitiers

Dernier né des secteurs de la coopérative, la branche lait collecte, depuis la fusion d’Agrial avec Elle et Vire, 983 millions de litres de lait. Pour le directeur de la branche lait d’Agrial, Patrick Lepelleux, « il s’agit de gérer l’avenir des exploitations et de les rendre plus résistantes aux aléas économiques ». L’idée étant de développer une véritable activité de transformation du lait. Cette tendance a été initiée en 2011 au travers d’une prise de participation dans Délicelait, qui devrait augmenter en 2012, et de la création d’une société commune avec Senoble, ayant donné naissance à Senagral début 2012, à parité entre les deux groupes. « Autant de projets qui vont nous permettre d’apporter des droits à produire supplémentaires à nos adhérents, et de préparer la sortie des quotas prévue pour 2015 », a indiqué la coopérative. La branche lait est la quatrième activité agroalimentaire du groupe, aux côtés des légumes, des volailles et des boissons. Une dimension agroalimentaire d’Agrial qui a cependant souffert en 2011 d’un renchérissement des prix d’achat des fournitures, en moyenne de 10%, ainsi que d’un recul de la consommation des ménages. Mais « les exports de produits agroalimentaires progressent et permettent d’améliorer l’excédent commercial », a signalé Ludovic Spiers. Une stratégie d’intégration de la transformation qui permet à la coopérative de se prémunir de la volatilité. Celle-ci se poursuit, avec l’acquisition en mai dernier de deux entreprises agroalimentaires spécialisées dans la transformation de la viande sur son territoire, à savoir Cosme, au Mans, et Maître Jacques, à Rennes.

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