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Prévoyance Agrica passe la barre du demi-milliard d’euros en 2012

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Le groupe Agrica, spécialiste de la complémentaire santé dans le monde agricole, a atteint le demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2012. Un défi relevé grâce à la bonne santé de l’agriculture sur le volet emploi, ont expliqué le 25 février ses dirigeants.

Le groupe a choisi le Salon international de l’agriculture pour présenter les chiffres indicatifs de son exercice 2012. Un résultat à la hauteur de ses ambitions : le directeur du groupe, François Gin, avait en effet projeté dès février 2011 le demi-milliard d’euros en 2012.
« C’est désormais fait. Nous l’avons atteint ! Et même dépassé », a-t-il indiqué le 25 février lors d’une conférence de presse. Le chiffre d’affaires devrait en effet s’élever pour 2012 à 504 millions d’euros, versus 475 millions d’euros l’année précédente. Selon Hervé Bachellerie, le directeur adjoint du groupe Agrica, ces résultats illustrent « la bonne santé de l’agriculture, sur son volet emploi : le monde agricole reste dynamique en matière de création d’emplois ». En 2012, la complémentaire santé affiche une stabilité de ses effectifs agricoles, « ce qui n’est pas anodin dans le contexte difficile actuel ». Le groupe a par ailleurs décroché de nouveaux contrats en 2012 : Cerfrance, Invivo et Vivescia ont choisi Agrica pour assurer le régime de frais santé de leurs salariés. Avec désormais 1,5 million de cotisants, Agrica réalise environ 23% de son chiffre d’affaires grâce à son activité santé (des complémentaires via des contrats collectifs aux salariés des entreprises et des contrats individuels aux retraités) et un tiers par ses activités d’épargne. Le reste, l’essentiel de son chiffre d’affaires (45%), concerne son activité de prévoyance.

Les coopératives, « un marché à conquérir »

Ce volet de la prévoyance a de nouveau été touché l’année dernière : particulièrement affecté déjà pour d’autres raisons, par la réforme des retraites en 2010, « 2012 a vu se confirmer une baisse du nombre de dossiers à enregistrer et à liquider », a précisé François Gin. Parallèlement, Agrica a constaté une augmentation du nombre de dossiers dits de réversion – ce qui signifie qu’il y a eu plus de décès parmi ses cotisants.
Désormais le groupe vise les coopératives : « C’est un marché que l’on a déjà en partie (sur le volet prévoyance), mais c’est bien aujourd’hui le marché à conquérir ». Autre perspective, le projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, en lien avec l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013. Si cet accord interprofessionnel ne pouvait s’appliquer de fait à l’agriculture, faute de signataires du monde agricole, la loi s’appliquera en revanche par définition à tous les secteurs. Or, l’accord prévoit l’obligation d’une garantie santé complémentaire pour tous les salariés via un accord collectif. Reste à savoir dans le document de loi final si l’assureur en charge de cette obligation sera imposé ou recommandé par les partenaires sociaux, a souligné Agrica. Le public essentiellement concerné par cette disposition sera « les coopératives et les organismes à la périphérie du monde agricole ». Le texte devrait être présenté en Conseil des ministres le 6 mars. Le groupe Agrica présentera ses chiffres validés en mai.

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