« Les agriculteurs biologiques doutent que les marchés du carbone soient le bon outil politique pour fournir un financement équitable et fiable aux agriculteurs afin de renforcer la séquestration du carbone dans leurs sols », estime l’association européenne de défense de l’agriculture bio IFOAM dans une analyse publiée le 27 avril. IFOAM plaide plutôt pour une approche « multidimensionnelle de l’agriculture carbone, axée non seulement sur la quantité de carbone stockée dans les sols, mais aussi sur la protection de la biodiversité et la transition systémique vers l’agroécologie ». L’association craint que les efforts « des pionniers, comme les agriculteurs biologiques », ne soient pas reconnus et que ce soit « ceux qui n’ont pas agi par le passé qui soient le plus récompensés par un système d’agriculture carbone ». La Commission européenne est en train de mener une évaluation d’impact en vue de proposer pour la fin d’année un futur cadre de certification des absorptions de carbone dans les sols agricoles.
Lire aussi : Agriculture bas-carbone : les États membres adoptent leur position commune
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.