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Agrilend veut développer le prêt participatif en agriculture

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En France, c’est la start-up de crowdfunding Blue Bees qui avait la première développé le concept de prêt participatif à destination des agriculteurs, suivie fin 2017 par un autre acteur du financement participatif, Miimosa.
 
En septembre 2017, une autre start-up française s’est lancée dans le prêt participatif, et elle a la particularité d’être spécialisée dans cette activité. Elle s’appelle Agrilend, fondée par trois associés dont deux anciens d’Ernst&Young (Lionel Lasry et François Fromaget), et Cyril Temin (sur la photo ci-dessous de gauche à droite) à l’origine de la société de portage de foncier agricole Agri Cap.
 
Les associés sont partis d’un constat : les banques ont parfois du mal à financer l’intégralité des projets portés par les agriculteurs, notamment depuis l’application des différents accords de Bâle. «Les encours de crédit doivent être couvert par les banques, soit par des garanties apportées par les agriculteurs, soit par des fonds propres de la banque mis de côté», explique Lionel Lasry.
 
Contrairement aux banques, Agrilend ne demande pas de caution ou garantie. «Notre objectif, c’est d’être complémentaire avec les banques. Lorsqu’elles ne prêtent que 90% du montant, nous permettons à l’agriculteur d’aller jusqu’à 100%».
 

Deuxième constat, les solutions de portage de foncier (Labelliance, Agricap), imaginées jusqu’ici pour répondre aux manquements des banques, n’ont pas connu un franc succès auprès des agriculteurs. «A tord ou à raison, les agriculteurs sont plus ouverts à de la dette qu’à de l’entrée de capital».
 
Agrilend propose donc des prêts compris entre 20000 et 1M€, sur une durée de 7 ans maximum, à des taux compris entre 4 et 8%. Les particuliers ne peuvent pas prêter plus de 2000 euros chacun. Ce n’est pas Agrilend qui porte l’argent ; pour ce faire, elle travaille en partenariat avec BPCE.
 
Agrilend se rémunère sur les frais de dossier (500 €, uniquement si le dossier est accepté et si la collecte aboutit), les frais de «succès» (4% de la somme collectée, si la collecte aboutit) et les frais de gestion (1,5% de la somme restante à rembourser).
 
Agrilend s’est jusqu’ici financée sur fonds propres. La start-up projette une levée de fonds au second semestre 2018, avec pour objectif un développement technologie et un renforcement de l’équipe commerciale. Elle espère traiter 20 à 25 projets d’ici la fin d’année.
 
 

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