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Agrinove : deux innovations arboricoles à l’honneur

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L’agriculture est un “sweet spot” en robotique, résumait le 11 mai Willy Pell de Blue River Technology, une start-up (acquise par John Deere mi-2017) dont les robots, en pulvérisant uniquement sur les plantes cibles, promettent 90% d’économie d’intrants.

Lors d’une table ronde sur la robotique en agriculture, organisée par TechCrunch en Californie,  il expliquait: « Les robots ont été largement adoptés en usine. En milieu non contrôlé (routes, villes), on n’y est pas encore. Mais l’agriculture, c’est ce milieu semi-structuré où la technologie prend bien, et vous pouvez commercialiser des produits en quelques années. »

D’autant que les agriculteurs sont habitués au machinisme et à la tech, ajoutait Dan Steere, d’Abundant robotics, qui travaille sur un robot capable de récolter des pommes dans les vergers.

Pour Sebastien Boyer, de FarmWise, qui développe un robot désherbeur autonome : « On a vu jusqu’ici beaucoup de start-up du côté de la collecte de données, des capteurs etc., mais sans qu’on sache quoi faire de ces données fines. Nos robots permettent aujourd’hui de réaliser cette agriculture de précision ».

Et les robots offrent « un vrai retour sur investissement » aux agriculteurs, notait Brandon Alexander, de Iron Ox. Sa start-up met au point des serres entièrement automatisées. « Il y a 5 ans, poursuivait-il, (ce que l’on fait) aurait été 5 fois plus cher et moitié moins fiable ».

De fait, l’Ag-robotique surfe aujourd’hui sur les progrès du machine learning, deep learning et de la computer vision, acquiesçaient les invités. Des avancées nécessaires, mais non suffisantes. Pour Abundant robotics, la mécanique de la manipulation des fruits reste par exemple un aspect critique du travail. 

Mais le manque de main d’œuvre ou son coût sont des facteurs qui devraient pousser le secteur. « Tout le monde demande si l’intelligence artificielle menace les emplois, notait Chris Evdemon, de Sinovation Ventures. En fait, c’est l’inverse (...) Il y a des industries où les employeurs peinent à trouver du monde.»

Chris Evdemon rapporte que « les agriculteurs nous disent souvent que dans 5-6 ans, soit les récoltes seront effectuées par des robots, soit ils auront beaucoup de mal à faire prospérer leurs entreprises. Et comme les robots deviennent capables de réaliser ces tâches que personne ne veut plus faire, c’est un secteur excitant pour nous, investisseurs.»

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Par notre correspondante en Californie - Mahaut Launay