Après avoir présenté le 13 juin une feuille de route pour l’œnotourisme, le gouvernement a annoncé, à l’occasion de son comité interministériel tourisme annuel, le 24 juillet, le lancement d’une mission parlementaire dédiée à l’agritourisme, pour développer à terme « une véritable stratégie de filière ». Avec la feuille de route œnotourisme, le développement de l’agritourisme est l’une des mesures de l’axe 5 de la stratégie de la ministre du Tourisme, consacré à « diversifier l’offre touristique ». Le gouvernement a confié la mission parlementaire à la sénatrice Sylviane Noël (Les Républicains, Haute-Savoie) et au député Anthony Brosse (Renaissance, Loiret), qui devront établir un « état des lieux de ce secteur en France, enrichi d’éléments de comparaison internationale, avec nos principaux voisins européens, singulièrement le modèle italien ». Il s’agira aussi « d’identifier les freins et leviers urbanistiques, sociaux ou encore réglementaires en France » pour développer le secteur.
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Le 2 mars sur France Info, la ministre déléguée au Tourisme Nathalie Delattre avait déjà prévu de lancer une mission parlementaire, « parce qu’aujourd’hui il n’y a pas de définition légale (de l’agritourisme) et donc d’appuis fiscaux ou d’aides ». L’activité est, à ses yeux, « une source de croissance ». « Nous avons tout pour devenir leader mondial de l’agritourisme. » Des représentants de la FNSEA avaient rencontré cet été la ministre du Tourisme Nathalie Delattre, se montrant favorable au développement de l’agritourisme, comme une opportunité de « diversification ». « C’est une activité qui ne peut pas s’improviser, il faut être formé, en avoir le temps et le tempérament », explique Stéphane Aurousseau, en charge des questions de ruralité à la FNSEA. Le syndicat a notamment évoqué les besoins de soutien à la rénovation des corps de ferme.