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Agrivoltaïsme : la filière divisée sur la proposition de loi

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Examinée le 26 mars en commission à l’Assemblée puis le 1er avril en séance, la proposition de loi (PPL) sur l’agrivoltaïsme divise la filière, entre demande de retrait et soutien au texte. La FFPA dénonce un texte « anti-agricole », dans une tribune publiée le 14 mars. France Agrivoltaïsme a quant à elle publié le 11 mars ses recommandations sur le partage de la valeur. 

Concernant la puissance maximale de 5 MWc, la FFPA n’y voit « aucune pertinence agricole » et n’est « pas favorable à l’instauration d’un plafond par exploitation ». France Agrivoltaïsme estime que les réflexions sur le sujet doivent « prendre en compte les besoins agricoles, enjeux d’acceptabilité et tailles critiques pour la rentabilité des projets ». 

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À propos du fonds de redistribution, la FFPA s’oppose à « une double imposition à rebours d’autres énergies renouvelables soumises uniquement à l’Ifer » (imposition forfaitaire des entreprises de réseaux). Le partage de la valeur doit « être fléché vers les acteurs agricoles », soutient France Agrivoltaïsme. Et à l’échelle de l’exploitation, le syndicat propose « a minima 50 % du loyer » pour le fermier ; d’encourager les agriculteurs à participer au capital des projets. 

S’agissant de la convention-cadre entre acteurs des projets photovoltaïques, la FFPA s’oppose à une « unicité contractuelle ». L’objectif visé par la PPL est la sécurisation juridique. Mais aux yeux de la FFPA, le texte « impose, dans un paternalisme déplacé, une forme de contrat en particulier qui n’est pas adapté à l’ensemble des exploitations ». Plus en phase avec la PPL, France Agrivoltaïsme prône « le maintien du bail rural afin de garantir la non-exclusion du locataire exploitant ». « En cas de vacance de la ferme, la responsabilité de la contractualisation avec un nouveau locataire ne peut pas reposer sur le seul propriétaire du terrain », ajoute le syndicat.

Entre demande de retrait et soutien au texte