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Agrivoltaïsme : la France se cherche une docrine

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L’agrivoltaïsme intéresse le Sénat, et maintenant l’Assemblée et l’Élysée. Après la parution en décembre d’un projet de résolution du Sénat – adoptée en janvier, et accompagnée d’un engagement de Julien Denormandie de définir une doctrine française de l’agrivoltaïsme –, la commission du Développement durable de l’Assemblée a lancé le mois dernier une mission flash d’information sur ce thème. Deux co-rapporteurs ont été désignés, Sandrine Le Feur (LREM, Finistère), agricultrice, et Jean-Marie Sermier (LR, Jura), ancien viticulteur. Les deux députés rendront leurs conclusions dans les semaines qui viennent. La mission a auditionné des structures comme l’Ademe, l’Afnor et la Plateforme verte (acteurs de la transition énergétique).

Le 10 février, c’était au tour du président de la République de mentionner à Belfort « l’agri-photovoltaïsme, dont nous sommes en train de finaliser les règles », lors de la présentation de la stratégie « Énergie 2050 pour la France ». Antoine Nogier, président de France Agrivoltaïsme, a salué « la place donnée à l’agrivoltaïsme dans la stratégie énergétique française », se félicitant qu’elle « [le] hisse au statut de filière à part entière ». Tout en estimant « qu’il y a un besoin urgent de cadre » de ces projets, garantissant « prioritairement la protection de la production agricole ».

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France Agrivoltaïsme s’inquiète d’une phrase de M. Macron, qui a recommandé « une levée de toutes les barrières réglementaires si les projets photovoltaïques sont acceptés localement ». Autrement dit, l’association fait savoir qu’elle ne se satisfera pas de projets photovoltaïques sous la seule garantie qu’ils sont acceptés par des élus locaux. « Il nous apparaît nécessaire de poser des règles d’instruction claires pour tous ces projets et qu’elles soient communes à l’ensemble des territoires », prévient-elle.

La levée des barrières réglementaires inquiète