Les experts des États membres ont donné, le 19 juillet, leur feu vert à la proposition de la Commission européenne visant à réduire la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires. L’acrylamide est une substance potentiellement cancérigène qui se forme à partir de sucre et d’asparagine (un acide aminé que l’on trouve en particulier dans les céréales) dans les produits agroalimentaires chauffés à plus de 120 °C (comme les céréales du petit-déjeuner ou les chips par exemple). Le nouveau règlement exigera des entreprises du secteur alimentaire qu’elles appliquent « des mesures obligatoires, proportionnées à la taille et à la nature de leur établissement, afin de réduire la présence d’acrylamide ». Un projet qui inquiétait les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) (1).
La Commission a maintenant l’intention d’entamer des discussions sur des mesures supplémentaires, telles que la fixation de teneurs maximales en acrylamide dans certaines denrées alimentaires, dans les meilleurs délais après l’adoption de ce règlement. Le Conseil de l'UE et le Parlement européen disposent d’un délai de trois mois pour l’examiner, avant son adoption finale par la Commission. L’entrée en vigueur est prévue pour le printemps 2019.
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(1) 3604 du 17/07/2017