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Agroalimentaire : l’Ania interpelle le ministre sur la « destruction de valeur »

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« Nous avons un problème de long terme de destruction de valeur. Aucun autre secteur n’est traité de cette manière », a déclaré le président de l’Ania (entreprises agroalimentaires) Jean-Philippe André à l’adresse du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, convié à la remise des prix EY de l’agroalimentaire, décernés par l’organisation le 29 juin. « Cette année, il n’y a pas de déflation (à l’issue des négociations commerciales de mars, NDLR), mais il y a une perte de marge », a-t-il poursuivi, insistant sur le peu d’avancement des renégociations entre les industriels et la grande distribution. L’Ania ne demande pas « une énième loi », précise-t-il. Au discours du président de l’Ania a succédé celui du ministre. « Si on veut une souveraineté alimentaire, il faut que l’ensemble de la chaîne trouve une juste rémunération », a affirmé Marc Fesneau. Il souhaite qu’il y ait « un débat public » sur la « valeur des produits alimentaires ». Il assure auprès de la presse qu’il continuera d’organiser des comités de suivi des renégociations commerciales « jusqu’à ce qu’on obtienne ce qu’on veut ».

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