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Agrumes : l’Afrique du Sud conteste les nouvelles règles phytosanitaires européennes

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L’Afrique du Sud a réclamé, le 29 juillet, l’ouverture de consultations avec l’UE (première étape de la procédure de règlement des différends) à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dénonçant les nouvelles obligations de traitement des oranges par le froid imposées depuis le mois de juillet aux frontières de l’UE pour éviter l’introduction du faux carpocapse. Des exigences qui ont entraîné le blocage de tonnes d’agrumes dans les ports européens. Les nouvelles mesures européennes sont en effet entrées en vigueur en juillet alors que des navires transportant des centaines de conteneurs remplis de fruits sud-africains à destination de l’UE étaient déjà en mer, ce qui a entraîné leur blocage à l’arrivée, selon l’association sud-africaine des producteurs d’agrumes (CGA). Un accord a toutefois été trouvé le 11 août avec l’Union européenne pour régler le problème spécifique de ces cargaisons qui ne sont pas aux normes souhaitées. Elles ont pu subir le traitement par le froid exigé par l’UE à leur arrivée, a expliqué le ministère sud-africain de l’Agriculture. Mais « les agriculteurs ne recevront sans doute que la moitié des revenus attendus, puisque la plupart des conteneurs sont bloqués depuis des semaines » entraînant le pourrissement des fruits, a souligné l’association sud-africaine des producteurs d’agrumes (CGA).

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Cet accord ne résout toutefois pas le différend sur le fond. Le faux carpocapse (ou Thaumatotibia leucotreta) est un parasite se développant dans les agrumes, ainsi que chez d’autres espèces végétales, qui figure depuis 2018 sur la liste des organismes de quarantaine de l’UE. Il n’est, pour l’instant, pas présent en Europe, mais l’UE a souhaité, depuis cet été, serrer la vis face aux nombreux cas de non-conformité qui continuaient de se présenter aux contrôles aux frontières de l’UE. Pour l’Afrique du Sud les nouvelles règles imposées aux oranges et autres agrumes provenant d’Israël et d’Afrique du Sud ne sont pas compatibles avec les règles de l’OMC. Les deux parties ont soixante jours de consultations pour s’entendre, faute de quoi l’une ou l’autre pourra réclamer l’établissement d’un groupe spécial qui arbitrera le différend.