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Banane Aide accrue en perspective pour les Antilles françaises

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La Commission européenne est disposée à octroyer, pour l’année 2004, une aide accrue aux producteurs de bananes de la Martinique et de la Guadeloupe confrontés à une crise financière persistante. Elle devrait soumettre une proposition en ce sens au comité de gestion du 19 avril, après que les ministres français de l’Agriculture et de l’Outre-mer, Dominique Bussereau et Brigitte Girardin, en aient fait la demande lors d’un entretien avec Mariann Fischer Boel, le 11 avril à Bruxelles. « La Commission est ouverte » à cette requête, selon le porte-parole de la commissaire à l’agriculture.

Paris réclame une certaine « flexibilité » dans l’application de la réglementation communautaire afin d’augmenter, pour 2004, le complément d’aide compensatoire pouvant être octroyé aux producteurs de bananes des deux départements français d’outre-mer (Dom) afin de compenser leurs pertes de recettes de commercialisation.

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Un « enjeu » de 18 millions d’euros, selon les producteurs

Soulignant « l’insuffisance des compléments d’aide accordés par la Commission européenne au titre des années 2002 et 2003, et ce malgré les demandes réitérées du gouvernement français », les élus d’outre-mer, qui ont formé le Front de défense et de promotion de la banane des Antilles, font valoir que, « pour la troisième année consécutive et bien que (les Dom) aient amélioré leurs prix de vente de 14 % grâce à une offre mieux structurée, il résultera (pour les producteurs) de l’application de la formule de calcul de l’aide un revenu très nettement inférieur à celui de la recette forfaitaire de référence fixée depuis l’année 1999 à 640,3 euros/tonne ». Alors que ce calcul aboutit à un complément d’aide de 12 millions d’euros, « l’enjeu » du comité de gestion du 19 avril se monte, selon les élus, à « 18 millions d’euros complémentaires pour atteindre les 31 millions d’euros » devant permettre de « porter le revenu des producteurs à 640,3 euros/t ». Le Front de défense de la banane antillaise a donc demandé à Paris de prendre « toutes les dispositions nécessaires » pour que la Commission accorde « un complément d’aide de 31 millions d’euros aux producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique », mais autorise aussi l’État français à « faire face par un soutien direct à ses producteurs, au déficit cumulé des années précédentes, à savoir 65 millions d’euros ».