Dans un communiqué du 9 juin, l’association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale) salue le virement alimentaire aux familles modestes annoncé pour la rentrée par Élisabeth Borne. « Ce dispositif d’urgence permettra d’apporter une réponse simple et rapide aux Français les plus démunis face à l’inflation », estime l’association. L’Adepale appelle toutefois le gouvernement à « prolonger » le dispositif de façon à soutenir « la pérennité de la chaîne alimentaire française ». À l’inverse, le Modef adresse un « carton rouge » au gouvernement, car le chèque alimentaire « tarde encore à voir le jour ». Dans son propre communiqué diffusé le même jour, le Modef défend un chèque alimentaire « de 100 euros par mois » pour les étudiants, précaires et retraités, qui serait distribué par les associations caritatives, dépensé dans les épiceries et commerces de proximité partenaires, sur des produits « d’origine française, frais et peu transformés ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le 8 juin sur BFM TV, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire affirmait qu’il « ne sait pas faire » pour flécher un chèque sur des produits d’une qualité ou d’une origine particulière. Quant à la Conf', elle observe le projet de chèque alimentaire « avec circonspection », selon un communiqué le 10 juin. Plutôt que des « mesurettes » qui perpétuent le système actuel d’aide alimentaire « pour les pauvres » tout en servant de « débouché de l’agro-industrie et des produits ultra-transformés » la Conf’ demande « une véritable politique publique alimentaire ». Pour cela, elle appelle à créer une « sécurité sociale de l’alimentation (SSA) », reposant sur un système de cotisations.