À l’occasion d’une réunion en Espagne le 13 mars, le groupe de contact France-Espagne-Italie demande instamment aux institutions européennes la mise en place une clause de sauvegarde contre les importations en provenance d’Egypte et de Chine, rapporte Valencia Fruits. C’était une demande récurrente de la part des producteurs espagnols. Le groupe de contact a souligné la forte augmentation des importations chinoises qui seraient passées d’environ 45 000 tonnes en 2022 à 54 700 tonnes en 2024. Il demande par ailleurs la mise à jour du droit de douanes de 1 200 € par tonne appliqué à l’ail chinois, inchangé depuis 2001. Selon les représentants du secteur, l’absence d’ajustement a progressivement réduit l’efficacité de cet instrument, érodé par l’inflation. Le secteur appelle également à des mesures complémentaires, telles que le renforcement de la surveillance douanière et des systèmes de contrôle, de traçabilité et de vérification de l’origine. La demande de contrôles aux frontières plus stricts est également formulée. Face à un ail extra-européen plus compétitif, les producteurs européens rappellent qu’ils ont dû absorber des augmentations de leurs coûts de production de plus de 40 % ces dernières années.
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