Un vent nouveau souffle-t-il en cette rentrée? Sans vouloir majorer celui qui s’est levé au Medef depuis l’élection de Laurence Parisot, le «parti des entreprises» prend tournure : rajeuni, féminisé, mais surtout doté d’un bureau exécutif où figurent pour la première fois les industries alimentaires et la grande distribution. Jean-René Buisson, qui avait comme président de l’Ania, milité en faveur de la nouvelle présidente, a fait entrer par la grande porte l’agroalimentaire dans le premier cercle patronal et obtenu même la charge d’un de ses dossiers-clés en prenant la présidence de la commission «protection sociale» du Medef. A cette arrivée s’ajoute celle de la présidente de Rémy-Cointreau, l’un de nos fleurons en vins et spiritueux. Et tous deux côtoient désormais Jérôme Bédier, entré lui aussi au bureau exécutif au nom de la FCD. Les passes d’armes entre industrie et commerce n’ont plus qu’à se calmer, pourrait-on penser… Un autre signe encourageant pour la reconnaissance de l’agroalimentaire nous vient du sommet de l’Etat cette semaine : le président de la République s’est penché, à Bazancourt puis à Reims, sur l’avenir de ce que l’on n’ose plus appeler le «pétrole vert» mais qui y ressemble fortement quand il s’agit du bio-éthanol et de l’ensemble des «agro-ressources». Et le gouvernement, qui entend définir les secteurs et les technologies stratégiques pour le pays, est prêt à y inclure les biotechnologies. Cela vaut mieux, malgré les rumeurs d’OPA sur Danone ou Carrefour que de vouloir «sanctuariser» les yaourts ou les supermarchés…
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