Abonné

Airbus : la filière du vin mobilise les élus locaux

- - 2 min

Après avoir frappé aux portes de l’exécutif au plus haut niveau de l’État, en vue d’obtenir un fonds de compensation aux sanctions douanières américaines, suite au conflit sur Airbus, la filière du vin mobilise les élus locaux. Les deux co-présidents de l’Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev), le député LREM Philippe Huppé et la sénatrice du Mouvement radical Nathalie Delattre, ont écrit aux collectivités locales viticoles, pour leur proposer d’adopter une motion de soutien à la filière, demandant au gouvernement la mise en place d’un mécanisme de compensation pour « neutraliser ces taxes ».

La ville de Bordeaux a adopté la motion le 27 janvier. Le conseil municipal demande au président de la République de « faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la catastrophe économique qui s’amplifie de jour en jour, en poursuivant l’initiative diplomatique » et de « mettre en place un mécanisme simple et efficace d’indemnisation des entreprises et exploitations de la filière », dont le besoin de financement est estimé à environ 300 M€ pour l’ensemble du territoire français.

Le même jour, le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) a reçu les parlementaires de Gironde, et leur a fait part des premières conséquences économiques des sanctions douanières, maintenant quantifiées : l’exportation de vin de Bordeaux vers les États-Unis a plongé de 24 % en volume et de 46 % en novembre dernier en valeur par rapport à novembre 2018.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

De leur côté, Bernard Farges, président de la Confédération nationale des AOC viticoles (Cnaoc), et Louis Fabrice Latour, vice-président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), ont été auditionnés par le groupe d’études « vigne et vin » de l’Assemblée nationale le 22 janvier. « Depuis la mi-octobre, nous sommes invités à participer à des rencontres au ministère de l’Agriculture, à Bercy, à Matignon, à l’Élysée, et à chaque fois les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux que nous décrivons », a déclaré Bernard Farges à Agra Presse le 29 janvier.

En novembre l’exportation de bordeaux vers les États-Unis a plongé de 46 % en valeur