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Alain Berger : « La compétitivité, c’est d’abord un état d’esprit »

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Alain Berger, délégué interministériel aux industries agroalimentaires et à l’agro-industrie, a conclu les entretiens en expliquant ce que suppose pour lui la compétitivité. « C’est avant tout un état d’esprit », a-t-il déclaré.
Elle suppose d’abord de la création de valeur. Or, « nous avons affaire à une destruction de valeur, due à une juxtaposition de comportements opportunistes où chacun réagit avec sa logique propre ».
La compétitivité allemande par rapport à la France est en partie due à des coûts du travail moindres, « mais pas seulement », a-t-il souligné. Il a cité des réussites en France, celles des syndicats d’appellations d’origine, qui sont soudés par une discipline collective, et celle de professionnels du Champagne. « Regardez les Champenois. Avant d’être riches, ils étaient pauvres. Ils ont construit collectivement la valeur de leur produit, plutôt que se disputer le partage de la valeur ». La compétitivité « passe autant par l’amélioration des rapport dans les échanges que dans la stratégie individuelle, si pertinente soit-elle. Nous avons une incapacité à organiser la valeur collectivement », a stigmatisé le délégué interministériel.
« Observez les filières dans lesquelles les partenaires se disputent pour 2 ou 3 centimes, et regardez ce qu’elles deviennent vingt ans plus tard », a-t-il conclu.

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