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CRÉATION/FRUITS ET LÉGUMES TRANSFORMÉS Aldabra veut dynamiser la première transformation dans le Sud-Est

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Aldabra, société créée par des professionnels des fruits et légumes, pour pallier le déficit d'outils de première transformation de fruits et légumes dans le sud-est de la France, est entrée en production en janvier. « Nous nous concentrons sur les productions du sud-est de la France et nous ne transformons pas de produits étrangers. Le projet repose sur une étude du pôle de compétitivité Terralia qui faisait le constat du manque de transformateurs dans la région, avec des producteurs qui ne trouvaient pas de débouchés », explique Philippe Dubuisson, président d'Aldabra et ancien d'Andros.

2,3 MILLIONS D'EUROS D'INVESTISSEMENT

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L'entreprise, qui a démarré son activité en août 2013, est installée au Pouzin, en Ardèche, dans 4 400 m2 de locaux loués avec promesse de vente. Elle a depuis investi 2,3 millions d'euros dans le matériel de production. 1,4 million d'euros de fonds propres ont été réunis auprès des cinq associés salariés, tous des professionnels des fruits et légumes (500 000 euros) et auprès de deux investisseurs personnes physiques (900 000 euros). Le reste a été financé par emprunt bancaire.

Aldabra emploie actuellement 15 personnes et vise 5 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année, pour 5 600 tonnes de produits finis. « Nous avons un objectif de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016, pour 10 000 tonnes de produits finis, avec 55 personnes », détaille Philippe Dubuisson qui précise que l'équilibre devrait être atteint en 2015. Dès l'an prochain, Aldabra prévoit de développer la contractualisation avec des producteurs du Sud-Est, pour éviter de s'approvisionner sur le marché spot. Une pratique encore assez nouvelle dans le secteur des fruits et légumes.